Aurélien Tchouaméni a admis avoir disputé la majeure partie de la Coupe du monde 2026 en étant diminué physiquement à cause de douleurs aux adducteurs. Le milieu de terrain du Real Madrid a reconnu avoir pris de gros risques lors de la compétition en Amérique.
Trois mois après l’élimination de l’équipe de France en demi-finale face à l’Espagne, Aurélien Tchouaméni est revenu sur les raisons de ses performances en demi-teinte lors du Mondial 2026. Aligné à sept reprises par Didier Deschamps malgré une condition physique précaire, le milieu de terrain a révélé que son corps avait lâché en cours de route. Touché aux adducteurs , le joueur formé aux Girondins de Bordeaux a choisi de serrer les dents pour tenir sa place sur le terrain.
Les confidences d’Aurélien Tchouaméni sur ses douleurs au Mondial
Dans un entretien accordé à France 24, l’international français aux 50 sélections n’a pas cherché d’excuses, tout en expliquant la réalité de son état de forme au cœur du tournoi. L’accumulation des rencontres a rapidement pesé sur son physique, l’obligeant à composer avec la douleur dès la phase de groupes.

« Depuis le troisième ou le quatrième match, et même un peu avant, je ressentais des douleurs. C’est la Coupe du Monde, donc nous avons essayé de faire tout ce que nous pouvions pour être en meilleure forme et donner le meilleur de nous-mêmes sur le terrain. »
Aurélien Tchouaméni, milieu de terrain de l’équipe de France
Cette situation l’a conduit à modifier sa préparation d’avant-match et à solliciter l’avis permanent du personnel médical. Titulaire à quatre reprises lors des affiches face au Sénégal, à la Norvège, à la Suède et à l’Espagne, le joueur assume pleinement des décisions prises dans l’urgence compétitive.
« J’ai pris des risques que je n’aurais peut-être pas pris si c’était un autre moment, mais voilà, je regrette rien. Les joueurs comprennent qu’il y a des circonstances qui demandent de tout donner. Ce n’était pas le vrai Aurélien Tchouaméni. »
Aurélien Tchouaméni, milieu de terrain du Real Madrid
La demi-finale compliquée face à l’Espagne et le prix payé par la suite
Face à la Roja lors du carré final, le joueur de 26 ans n’a pas eu le rayonnement habituel dans l’entrejeu tricolore. Aligné aux côtés d’Adrien Rabiot derrière le meneur de jeu Michael Olise, il a reconnu avoir souffert face à l’impact des milieux espagnols. Une décision concertée avec le staff technique a précédé cette rencontre perdue deux buts à zéro par les Bleus.
Si la volonté de tout donner pour le maillot national l’a emporté sur la prudence, le retour à la réalité en club s’est avéré délicat. L’ancien Monégasque a payé physiquement ces efforts consentis en Amérique, contraignant son entraîneur au Real Madrid, José Mourinho, à le ménager au début de la saison en club.
L’absence de la première liste de Zinédine Zidane et la concurrence chez les Bleus
De retour à la compétition avec la formation madrilène au début du mois de septembre, le milieu défensif a manqué le tout premier rassemblement de l’ère Zinédine Zidane sur le banc tricolore. Le nouveau sélectionneur a préféré le laisser en Espagne pour achever son protocole de remise en forme, tout en remodelant son milieu de terrain en instaurant un système en 4-3-3.

Cette pause forcée a profité à d’autres profils au sein de l’effectif français. Lucas Da Cunha s’est révélé dans l’entrejeu, tandis qu’Eduardo Camavinga et Manu Koné ont marqué des points précieux sous la direction du nouveau staff, dans une hiérarchie où le retour programmé de Warren Zaïre-Emery viendra intensifier la concurrence.
Les perspectives d’avenir en sélection et le Ballon d’Or 2026
Conscient des exigences élevées qui l’attendent tant dans la capitale espagnole qu’en équipe nationale, le vice-capitaine déchu aborde l’avenir avec sérénité et ambition, espérant convaincre le sélectionneur lors des prochaines échéances. L’international français vise ouvertement un retour sous le maillot bleu dès le mois de novembre.

Tchouaméni a déclaré lors d’un entretien à France 24 que « Évidemment, ça doit revenir à un Français », citant Kylian Mbappé pour sa saison exceptionnelle, Ousmane Dembélé pour ses performances avec le PSG, et Michael Olise pour son talent.