L’Australien Matthew Short, polyvalent au cricket, se voit offrir une opportunité de briller dans la série de T20 contre l’Inde, même si son rôle idéal pour la Coupe du Monde T20 de l’année prochaine en Inde et au Sri Lanka pourrait ne pas être celui qu’il imagine. Le joueur de 29 ans vise une place dans l’équipe, conscient que la concurrence est rude et qu’il devra peut-être s’adapter pour y parvenir.
Short a participé à la Coupe du Monde 2024 aux Antilles en tant que remplaçant, sans avoir eu la chance de jouer. La série actuelle face à l’Inde, qui se déroule dans le Queensland avec des matchs sur la Gold Coast et à Brisbane (Gabba), représente donc une étape cruciale pour lui. Bien que ses meilleures performances avec l’Australie, dont un remarquable 66 sur 30 balles contre l’Afrique du Sud en 2023, aient été réalisées en ouverture, Short a reçu des indications claires de la part de l’encadrement technique concernant ses chances d’intégrer l’équipe pour la Coupe du Monde.
« Personnellement, je pense que je suis à l’aise en ouverture, mais après discussion avec les sélectionneurs et l’équipe d’entraîneurs, je comprends que les quatre ou cinq premiers postes sont probablement déjà bien définis pour la Coupe du Monde T20, » a déclaré Short. « Si je dois faire partie du onze de départ, je pense que mes meilleures chances se situent dans l’ordre moyen ou inférieur. Nous utilisons probablement cette série pour évaluer les joueurs à différentes positions en vue de cette compétition. »
Le capitaine des Adelaide Strikers s’est révélé au grand public en remportant le titre de meilleur joueur de la BBL (Big Bash League) lors des saisons 12 et 13, grâce à son jeu de bâton puissant et à son talent pour le spin. Cette constance lui a permis d’intégrer les équipes australiennes de T20 et de ODI en 2023.
Short apprécie de pouvoir s’exprimer avec la batte, mais il a identifié un domaine d’amélioration spécifique : son jeu face aux lanceurs qui utilisent des effets. « Il y a toujours de la place pour progresser, » a-t-il admis. « En vue de la Coupe du Monde en Inde et au Sri Lanka, c’est probablement mon jeu contre le spin qui nécessite un peu de travail. » Il a souligné la force de l’équipe australienne dans ce domaine, citant des joueurs comme Tim David, Glenn Maxwell, Mitchell Owen et Marcus Stoinis, qui ont déjà prouvé leur efficacité contre les lanceurs à effets en Inde.
« C’est un défi évident, et jouer pour l’Australie n’est jamais facile, » a-t-il conclu. « Il faudra attendre et voir comment les choses évoluent. » Il a également exprimé son enthousiasme à l’idée de porter le maillot australien, que ce soit dans le cadre d’une Coupe du Monde ou d’une série comme celle-ci, regrettant d’avoir manqué la dernière édition en tant que remplaçant.
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