Publié le 28 septembre 2025 04:47:00. L’ambassadeur du Canada auprès des Nations unies, Bob Rae, est vivement critiqué pour sa décision de rencontrer et d’écouter Benjamin Netanyahu, malgré les accusations portées contre lui et le contexte de la crise humanitaire à Gaza. Des voix s’élèvent pour demander des comptes sur les actions concrètes entreprises par le Canada pour prévenir un potentiel génocide.
- Bob Rae est accusé d’avoir privilégié l’écoute à l’action face à la situation à Gaza.
- Des critiques remettent en question l’efficacité de deux années de dialogues avec Netanyahu pour améliorer la situation des Palestiniens.
- Des appels sont lancés pour que le Canada respecte ses obligations au titre du Statut de Rome et agisse pour prévenir un génocide.
La décision de Bob Rae de rencontrer Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a suscité une vive controverse. Des critiques dénoncent un manque de fermeté de la part du Canada et un silence assourdissant face aux souffrances des populations palestiniennes. L’ambassadeur a justifié sa démarche en affirmant qu’il faisait son travail, qui consistait, selon lui, à écouter toutes les parties prenantes.
Cette justification a provoqué l’indignation de nombreux observateurs. Un commentateur s’interroge :
« M. Rae, impliquez-vous que chaque responsable du gouvernement qui a pris une position de principe et a quitté la salle, refusant d’écouter un criminel de guerre inculpé, ne faisait pas son travail ? Comment arrogant. »
Les critiques soulignent que M. Rae a eu deux ans pour évaluer la situation à Gaza et comprendre les conséquences des actions de M. Netanyahu, notamment le nombre élevé de victimes civiles – plus de 20 000 enfants palestiniens tués et 21 000 amputés, selon les chiffres cités – et la destruction massive des infrastructures. On lui reproche de n’avoir pas tiré de leçons de ces deux années de dialogues et de se contenter d’écouter une propagande jugée prévisible.
Des appels sont lancés pour que le Canada prenne des mesures concrètes pour prévenir un génocide à Gaza, conformément à ses obligations au titre du Statut de Rome. Un commentateur demande :
« Si vous êtes si déterminé à faire votre travail, veuillez énumérer les choses que vous avez faites pour empêcher un génocide à Gaza, comme cela est réellement exigé du gouvernement du Canada en vertu du Statut de Rome. »
La situation est d’autant plus préoccupante qu’un représentant de l’Autorité palestinienne s’est vu refuser un visa par les États-Unis, ce qui l’empêche de s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies (UNGA). Un commentateur s’interroge sur les mesures prises par M. Rae pour garantir que la voix palestinienne puisse être entendue :
« Veuillez nous dire quelles mesures vous avez prises pour vous assurer que vous pouvez écouter le chef de l’autorité palestinienne de l’UNGA, après avoir été refusé de visa par les États-Unis, contrairement aux règles de l’ONU. »
Enfin, des critiques dénoncent le financement public de cette démarche, estimant qu’une partie des impôts des citoyens canadiens sert à financer les salaires de ceux qui, selon eux, se rendent complices d’un génocide.
