L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro doit subir deux interventions chirurgicales dans les prochains jours : une pour corriger une hernie inguinale et une autre pour tenter de soulager des crises de hoquet persistantes. Cette annonce intervient alors que l’ex-chef d’État, incarcéré pour son rôle présumé dans une tentative de coup d’État, voit sa demande de résidence surveillée rejetée une nouvelle fois.
Selon un communiqué conjoint des chirurgiens Claudio Birolini et du cardiologue Leandro Echenique, les deux opérations seront réalisées simultanément. La première vise à traiter une hernie inguinale bilatérale, tandis que la seconde consistera en un bloc anesthésique du nerf phrénique, une technique visant à atténuer les spasmes diaphragmatiques responsables des crises de hoquet.
Le Tribunal fédéral suprême (STF) a autorisé l’opération de la hernie vendredi dernier, après avoir pris connaissance d’un rapport de la police fédérale confirmant la nécessité médicale de l’intervention. Dans la même décision, le juge Alexandre de Moraes a rejeté la requête de la défense de Bolsonaro demandant sa mise en résidence surveillée, estimant que « l’absence totale des conditions légales pour l’octroi » de cet avantage était flagrante, ainsi que le « non-respect répété des mesures de précaution » qui lui avaient été imposées.
Bolsonaro, âgé de 70 ans, est détenu au siège de la police fédérale à Brasilia depuis la fin du mois de novembre, après avoir tenté de détruire le bracelet électronique de surveillance judiciaire qui lui avait été assigné par la Cour suprême.
L’ancien président, qui a dirigé le Brésil entre 2019 et 2022, souffre depuis plusieurs mois de divers problèmes de santé, notamment des vomissements, des vertiges et ces crises de hoquet, qui seraient liés aux séquelles d’une agression au couteau subie lors de la campagne électorale de 2018.
