Publié le 30 septembre 2025 à 17h11. Le Taoiseach Micheál Martin a esquissé les priorités budgétaires du gouvernement, avec un accent particulier sur le soutien aux entreprises saisonnières et aux soignants, face aux pressions croissantes sur le secteur de l’hôtellerie et les besoins financiers des familles.
- Le gouvernement envisage de maintenir le taux de TVA à 9 % pour le secteur de l’hôtellerie, en réponse aux appels de l’opposition et des professionnels.
- Des mesures sont prévues pour alléger les contraintes financières des soignants, avec une possible suppression progressive des tests de ressources pour l’allocation de soignant.
- Le budget 2026, qui sera présenté mardi prochain au Dáil, devrait refléter ces engagements.
Dans le cadre des discussions budgétaires, le Taoiseach a réagi aux préoccupations soulevées par le député indépendant Michael Collins concernant la situation difficile du secteur de l’hôtellerie. M. Collins a plaidé avec force pour un retour au taux de TVA réduit de 9 %, soulignant que 600 cafés et restaurants ont déjà fermé leurs portes l’année dernière. Il a averti que sans une intervention rapide, d’autres fermetures sont inévitables.
« Le taux de TVA doit baisser ou les portes fermeront. »
Michael Collins, député indépendant
M. Collins a expliqué que la baisse du taux de TVA ne se traduirait pas nécessairement par une réduction des prix pour les consommateurs, mais permettrait aux entreprises de faire face à l’augmentation des coûts, notamment les factures d’énergie. Il a insisté sur l’urgence de la situation et la nécessité de préserver les petites entreprises.
Le Taoiseach a reconnu l’importance de la question et a souligné que le gouvernement était conscient des difficultés rencontrées par le secteur de l’hôtellerie, en particulier dans les zones rurales et touristiques comme le West Cork, le Kerry et l’ouest de l’Irlande. Il a également mentionné qu’il avait été interpellé par ses propres députés sur cette question.
En ce qui concerne l’allocation de soignant, la députée Holly Cairns a appelé à la suppression des tests de ressources, estimant que cela coûterait 375 millions d’euros par an. Elle a suggéré que le gouvernement pourrait financer cette mesure en triplant la taxe bancaire, qui générerait 400 millions d’euros de recettes supplémentaires. Allocation de soignant
Le Taoiseach a précisé que le ministère de la Protection sociale avait estimé le coût de la suppression des tests de ressources à 600 millions d’euros, compte tenu du nombre croissant de bénéficiaires (environ 100 000 personnes) et de l’augmentation des dépenses liées à l’allocation, passées de 611 millions d’euros à 1,24 milliard d’euros. Il a toutefois indiqué que le gouvernement envisageait de supprimer progressivement les tests de ressources et de renforcer les soutiens aux revenus de manière plus générale.
Le budget 2026, qui sera présenté la semaine prochaine, devrait donc refléter ces priorités et tenter de trouver un équilibre entre les contraintes financières et les besoins de la population. Budget 2026
Sur le même sujet
