Le Japon a réussi, le samedi 11 juillet, le premier décollage et atterrissage d’une petite fusée réutilisable, le prototype RV-X, sur son site d’essai de Noshiro. Cette avancée, coordonnée par l’agence spatiale japonaise, vise à réduire les coûts des missions spatiales.
L’industrie spatiale mondiale s’accélère. Le samedi 11 juillet, le Japon a franchi une étape avec le vol d’essai du RV-X. Ce prototype a décollé pour atteindre une hauteur d’environ 10 mètres, avant de se poser avec succès.
Le vol a été bref. Les sources mentionnent des durées différentes : l’une rapporte un vol d’environ 10 secondes, tandis qu’une autre mentionne une durée d’environ 40 secondes.
Takashi Ito, responsable du lancement
Le prototype RV-X et l’analyse des données de Noshiro
Takashi Ito s’est dit convaincu
d’avoir obtenu des informations très utiles
lors de cet essai. L’agence spatiale japonaise doit maintenant analyser ces résultats pour déterminer la portée réelle de cette réussite.

L’enjeu est économique. La majorité des fusées actuelles sont conçues pour un usage unique, finissant leur course en se consumant dans l’atmosphère, retombant en mer ou demeurant parfois en orbite comme débris. En développant des lanceurs réutilisables, Tokyo cherche à renforcer la compétitivité de son industrie spatiale, un effort qui s’inscrit dans une stratégie plus large incluant le lancement de la fusée H3 en juin dernier.
La concurrence sino-américaine et la méthode SpaceX
Le Japon fait face à une concurrence internationale. L’entreprise américaine SpaceX utilise la technologie de réutilisation avec la fusée Falcon 9 depuis 2017. Le succès japonais survient un jour après une annonce venant de Pékin.
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Le vendredi 10 juillet, la Chine a annoncé avoir récupéré l’étage principal d’un lanceur réutilisable lors d’un vol suborbital. Selon l’Administration nationale aérospatiale chinoise (CNSA), cette mission marque la première récupération contrôlée réussie du premier étage d’un lanceur par la Chine, ainsi que la première mondiale d’une récupération en mer par filet.
L’offensive européenne avec MaiaSpace
Le groupe français MaiaSpace développe actuellement un lanceur réutilisable dont le premier tir est prévu cette année. Le lanceur Maia est conçu pour revenir sur une barge en mer après le lancement, grâce à une technologie similaire à celle utilisée par SpaceX. Son premier étage pourrait être réutilisé jusqu’à cinq fois contre au moins dix pour ce dernier.
| Lanceur | Capacité de réutilisation (1er étage) |
|---|---|
| Maia (MaiaSpace) | Jusqu’à 5 fois |
| Falcon 9 (SpaceX) | Au moins 10 fois |
Un secteur japonais en pleine mutation
Le succès du RV-X intervient dans un contexte de remobilisation pour le Japon. Après avoir échoué il y a plusieurs mois à mettre un satellite en orbite, Tokyo diversifie ses acteurs. En juin dernier, une filiale de Honda est devenue la première entreprise japonaise à mener à bien le décollage et l’atterrissage d’une fusée de ce type.
Le Japon s’inscrit désormais dans une course où la maîtrise du retour au sol est devenue un levier de réduction des coûts.
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