Home NouvellesCas de suicide d’un médecin du Maharashtra : après l’arrestation d’un technicien, un sous-inspecteur accusé de « viol »

Cas de suicide d’un médecin du Maharashtra : après l’arrestation d’un technicien, un sous-inspecteur accusé de « viol »

by Nicolas Lefèvre

Publié le 26 octobre 2025 à 01:19:00. Une jeune médecin de 29 ans, retrouvée morte dans un hôtel à Phaltan (Maharashtra), a laissé une note accablante pointant du doigt un ingénieur logiciel et un sous-inspecteur de police, accusés respectivement de harcèlement moral et d’agression sexuelle. L’affaire suscite une vive indignation et une enquête est en cours.

  • Deux suspects, dont un policier, ont été interpellés dans le cadre de l’enquête sur le décès de la jeune femme.
  • La victime avait dénoncé des pressions exercées par des responsables locaux pour falsifier des dossiers médicaux.
  • Le ministre en chef du Maharashtra a promis des sanctions sévères et appelé à ne pas politiser l’affaire.

La police de Satara a arrêté Prashant Bankar, un ingénieur logiciel et fils du propriétaire de la clinique où travaillait la victime, vendredi soir près de Pune. Gopal Badane, le sous-inspecteur de police accusé par la jeune femme, s’est quant à lui rendu au poste de police de Phaltan et a été placé en garde à vue. Satara SP Tushar Doshi a confirmé ces arrestations.

Le corps de la médecin, en poste à l’hôpital du sous-district de Phaltan, avait été découvert jeudi dans sa chambre d’hôtel. Une note de suicide, retrouvée sur sa main, accusait précisément Prashant Bankar de harcèlement moral et Gopal Badane d’agression sexuelle. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime et Bankar entretenaient une relation amoureuse avant que celle-ci ne se détériore.

L’affaire a rapidement pris une dimension politique après la publication de la note de suicide. La jeune femme avait également déposé des plaintes auprès des autorités policières, alléguant des pressions de la part de responsables de Satara et d’un parlementaire pour manipuler des dossiers médicaux et des rapports d’autopsie. Ces pressions auraient pour but de faciliter la détention de suspects dans d’autres affaires.

Le ministre en chef du Maharashtra, Devendra Fadnavis, a qualifié la mort de la médecin de « profondément tragique » et a promis que les responsables seraient sévèrement punis. Il a déclaré aux médias à Mumbai :

« Le responsable sera confronté à la sanction la plus sévère. Les policiers concernés ont déjà été suspendus. J’exhorte l’opposition à ne pas politiser cette question sensible. »

Devendra Fadnavis, Ministre en chef du Maharashtra

L’enquête a révélé que la relation entre la victime et Bankar, initialement proche, s’était tendue ces dernières semaines. Un officier de police a précisé que les échanges entre les deux individus, notamment les conversations et les enregistrements d’appels, indiquaient une possessivité de la part de la médecin et des disputes fréquentes après que Bankar ait commencé à s’éloigner. La sœur de Bankar a affirmé qu’ils s’étaient rapprochés à nouveau le mois dernier, lorsque Bankar a contracté la dengue et que la médecin l’avait soigné. Elle a déclaré avoir remis à la police des captures d’écran d’appels et de messages.

Selon les informations disponibles, le père de Bankar aurait sollicité l’intervention du sous-inspecteur Badane après les complications survenues dans la relation. L’affaire a également mis en lumière des accusations portées par la victime contre un ancien parlementaire du BJP, Ranjitsinh Naik Nimbalkar, qu’elle accusait d’avoir exercé des pressions pour qu’elle « coopère » dans le cadre de ses fonctions officielles. M. Naik Nimbalkar a réfuté ces allégations, les qualifiant de « sans fondement ».

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