Publié le 11 décembre 2025 18:31:00. De nouveaux cas suspects de fièvre catarrhale, une maladie transmise par des insectes piqueurs, ont été détectés en Irlande du Nord, incitant les autorités à maintenir une surveillance étroite et des restrictions de mouvement du bétail dans la région.
- Deux nouveaux cas suspects de fièvre catarrhale ont été identifiés dans des fermes près de Bangor, dans le comté de Down.
- Le ministère de l’Agriculture de Stormont a décidé de ne pas étendre la zone de contrôle existante de 20 km, en raison de la proximité des nouveaux cas avec les foyers précédents.
- Les agriculteurs sont appelés à la vigilance et à signaler tout symptôme suspect à leur vétérinaire.
C’est la troisième fois que la fièvre catarrhale, également connue sous le nom de “bluetongue”, est identifiée en Irlande du Nord. Le premier cas confirmé remonte au mois dernier dans une ferme située près de Bangor. Lundi, un autre cas suspect avait déjà été signalé dans une exploitation agricole proche de Greyabbey. Au total, 44 cas ont été confirmés dans le troupeau initialement touché.
La zone affectée englobe une vaste portion de la péninsule d’Ards, dans le comté de Down, ainsi qu’une partie plus restreinte du sud du comté d’Antrim. Les trois fermes où des cas suspects ont été détectés se situent dans une zone géographique limitée, ce qui a motivé la décision de ne pas élargir le périmètre de contrôle.
Le ministre de l’Agriculture, Andrew Muir, a déclaré que la découverte d’un nouveau cas suspect était décevante, mais pas inattendue compte tenu de l’ampleur des tests de surveillance mis en place suite à l’épidémie initiale.
« L’émergence d’un autre cas suspect est décevante mais pas surprenante étant donné l’ampleur des tests de surveillance qui ont eu lieu suite à l’épidémie près de Bangor. »
Andrew Muir, ministre de l’Agriculture
Les autorités sanitaires vétérinaires rappellent que la fièvre catarrhale peut affecter les bovins, les ovins et les caprins. Le vétérinaire en chef d’Irlande du Nord a insisté sur l’importance d’une signalisation rapide de tout symptôme suspect.
« Même si nous gardons espoir que l’hiver limitera la capacité des moucherons à propager davantage la maladie, les éleveurs qui soupçonnent une épidémie doivent immédiatement signaler tout symptôme à leur vétérinaire ou au bureau vétérinaire divisionnaire local. »
Vétérinaire en chef d’Irlande du Nord
La zone autour des trois fermes est désormais traitée comme une unité unique pour l’application des restrictions concernant les mouvements de bétail. Les agriculteurs sont encouragés à rester informés des dernières recommandations et à collaborer pleinement avec les services vétérinaires.
