La fin du temps d’été, et avec elle le retour de l’obscurité à 17 heures, suscite chaque année un mélange de résignation et d’agacement. Entre les contraintes matérielles et les petits tracas du quotidien, le passage à l’heure d’hiver est rarement synonyme de plaisir.
Le changement d’heure implique d’abord une tournée des horloges de la maison. Si certaines se règlent automatiquement, d’autres exigent une manipulation minutieuse, parfois délicate. « Il faut trouver exactement le trou pour que l’horloge s’accroche à un clou fin et ne tombe pas du mur », témoigne un lecteur, illustrant la patience que requiert cette tâche. Le risque d’oublier de reculer l’heure est réel, et pourrait bien perturber le suivi d’événements importants, comme un match de football.
Parallèlement à cette gymnastique temporelle, d’autres obligations saisonnières se profilent. Le changement de pneus, par exemple, est une corvée physique qui demande de l’énergie : transporter les pneus du garage à la voiture, les équilibrer sur les sièges arrière, puis répéter l’opération à l’inverse après une visite chez le garagiste. Sans oublier le resserrage des écrous de roue quelques jours plus tard, une étape indispensable pour garantir la sécurité.
Même les habitudes les plus ancrées peuvent devenir une source d’inconfort. Se brosser les dents deux fois par jour est une nécessité, mais le simple reflet du sang sur la brosse à dents peut susciter une appréhension, même en l’absence de problèmes dentaires majeurs.
Heureusement, il existe des rituels plus réjouissants pour adoucir la transition vers l’automne. Pour certains, la saison du Bock est un moment attendu. La brasserie Martin à Hausen lance sa saison ce samedi avec le sombre Martini-Bock, suivi début de l’automne par le plus clair Josephi-Bock. Une tradition qui, à l’image du changement d’heure, offre un motif d’espoir et de convivialité.
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