Publié le 2025-10-01 23:44:00. Une enquête récente révèle que les futures et jeunes parents sont souvent influencés par des mythes tenaces concernant la grossesse, allant des brûlures d’estomac annonciatrices de cheveux abondants aux aliments épicés censés déclencher l’accouchement.
- 69 % des parents interrogés ont cherché à connaître le sexe de leur bébé avant la naissance, avec une répartition équilibrée entre les préférences pour un garçon ou une fille.
- Les hommes se sont avérés plus précis que les femmes dans leurs prédictions concernant le sexe de l’enfant (70 % contre 63 %).
- L’étude met en lumière la persistance de croyances populaires, souvent démenties par les faits, concernant les symptômes et les signes annonciateurs du sexe du bébé.
Les mythes entourant la grossesse sont légion et profondément ancrés dans la culture populaire. Une nouvelle enquête menée auprès de 2 000 parents, dont 250 femmes enceintes et 250 couples essayant de concevoir, a mis en évidence l’ampleur de ces croyances, parfois surprenantes. L’étude, commandée par SneakPeek, une entreprise spécialisée dans les tests de détermination du sexe précoce, révèle que la plupart des futurs parents sont enclins à croire à des signes avant-coureurs, souvent sans fondement scientifique.
Parmi les idées reçues les plus répandues, on retrouve l’idée que les brûlures d’estomac pendant la grossesse sont synonymes d’un bébé à la chevelure abondante, ou encore que la consommation d’aliments épicés peut induire le travail. Certains répondants ont même partagé des croyances plus originales :
« Si nous rêvons de poissons, quelqu’un est enceinte dans notre famille. »
Participant à l’enquête
Un autre témoignage illustre la richesse du folklore familial :
« Si je devais briser un miroir, mon bébé serait maudit de mauvaise peau. »
Participant à l’enquête
L’étude révèle également des superstitions concernant l’observation de certains animaux, censés révéler le sexe du bébé, ou encore l’influence néfaste de la musique hard rock sur le fœtus. D’autres croyances populaires suggèrent qu’il ne faut pas regarder des animaux écrasés sur la route pendant la grossesse, que les orages peuvent déclencher l’accouchement, ou qu’un bébé né du côté gauche de la mère sera particulièrement doué.
Si la plupart de ces affirmations ne peuvent être prouvées, la détermination du sexe du bébé est l’une des rares informations que les futurs parents peuvent obtenir avec certitude avant la naissance. L’enquête a révélé que 69 % des parents interrogés ont ou prévoient de connaître le sexe de leur enfant avant l’accouchement, avec une répartition égale entre les filles et les garçons.
Cependant, des stéréotypes persistent, comme l’idée qu’une grossesse de fille est plus facile et que la future maman est plus belle. Ces perceptions peuvent susciter des interrogations chez les futurs parents.
L’étude a également mis en évidence une légère préférence pour les garçons (59 % contre 41 %), peut-être en raison de la perception que l’éducation d’une fille est plus difficile que celle d’un garçon (48 % contre 26 %). Certains parents (16 %) ont même pris en compte les phases de la lune lors de la conception, dans l’espoir d’augmenter leurs chances d’avoir un enfant du sexe souhaité.
Les futurs parents ont tendance à se fier davantage à leurs intuitions (38 %) qu’aux « symptômes » traditionnellement associés au sexe du bébé (31 %). Or, l’étude démontre que ces indicateurs sont souvent trompeurs. Par exemple, l’envie de sucreries est souvent associée à une grossesse de fille, mais les futures mamans de garçons ressentent cette envie dans la même proportion (29 % contre 28 %). De même, les nausées matinales sévères ne sont pas un indicateur fiable, un quart des mères de garçons et de filles ayant déclaré en avoir souffert. La peau éclatante, souvent considérée comme un signe de grossesse masculine, est en réalité plus fréquente chez les futures mamans de filles (18 % contre 17 %).
« La grossesse est une période pleine d’incertitudes et d’attentes, et il est naturel de chercher des réponses et des éclaircissements », explique Melissa Gonzales, présidente de la santé des femmes chez SneakPeek, filiale de Myriad Genetics. « C’est pourquoi 76 % des parents qui connaissent ou prévoient de connaître le sexe de leur bébé le feront avant la 20e semaine de grossesse. Cette information leur apporte un sentiment de contrôle, renforce leur joie, les aide à se préparer à la parentalité et à réduire leur anxiété. »
Pour plus de la moitié des futurs parents, la principale motivation pour connaître le sexe de leur bébé est de choisir un prénom (53 %) et d’acheter des vêtements et des jouets adaptés (51 %). Pour d’autres, il s’agit d’un besoin plus personnel : partager la nouvelle avec la famille et les amis (32 %), se sentir plus connectés à leur enfant (22 %) ou amplifier leur enthousiasme (21 %).
Les grands-parents sont les premiers à être informés dans la plupart des cas (65 %), suivis des meilleurs amis (11 %) et des frères et sœurs (9 %). 22 % des parents envisagent d’organiser une fête de révélation du sexe, tandis que 17 % préfèrent un rassemblement plus intime.
Malgré leur caractère parfois controversé, les fêtes de révélation du sexe sont perçues comme amusantes par 47 % des parents, contre 31 % qui les trouvent embarrassantes.
« De plus en plus de femmes enceintes prennent des mesures pour s’informer et reprendre le contrôle », souligne le Dr Dallas Reed, obstétricien-gynécologue et généticien à Tufts University et conseiller médical pour SneakPeek. « Trente-six pour cent utilisent des applications pour suivre les mouvements et le sommeil du bébé, 36 % élaborent un plan de naissance, 19 % utilisent des tests à domicile et 18 % font appel à des sages-femmes. Cependant, seulement 4 % ont déclaré avoir découvert le sexe de leur bébé à domicile grâce à un test sanguin ou ADN. Grâce aux technologies actuelles, il est possible de connaître le sexe de son enfant avec précision dès la 6e semaine de grossesse. C’est un moment inoubliable qui peut offrir de nombreux avantages aux futurs parents, notamment en favorisant l’attachement. »
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