Publié le 13 décembre 2025 à 13h33. La souche H3N2 de la grippe, surnommée « super grippe », se propage désormais en Amérique latine, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires face à une augmentation des cas observée depuis plusieurs mois en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.
- Le premier cas de grippe A H3N2 sous-clade K a été confirmé au Mexique.
- Les systèmes de santé de plusieurs pays signalent une pression hospitalière accrue, notamment chez les personnes âgées.
- La vaccination reste la principale mesure de prévention, et les autorités recommandent de se faire vacciner contre la grippe, la COVID-19 et le pneumocoque.
Après avoir sévi en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, la souche H3N2 de la grippe a franchi l’Atlantique. Le premier cas de cette variante, également connue sous le nom de « super grippe », a été officiellement confirmé ce vendredi au Mexique, marquant une première en Amérique latine. L’Institut National des Maladies Respiratoires a précisé que le patient a été traité en ambulatoire avec des médicaments antiviraux et qu’il est désormais rétabli.
Cette propagation intervient alors que plusieurs pays, notamment le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada, connaissent une augmentation significative des infections par ce sous-type du virus. Au Royaume-Uni, le Service national de santé (NHS) a enregistré une hausse notable des hospitalisations pour grippe, avec une moyenne de 2 660 admissions quotidiennes la semaine dernière, contre 1 717 la semaine précédente.
Les experts s’inquiètent de la précocité de cette activité virale, qui a débuté plus tôt que d’habitude cette année. L’épidémiologiste médical Felipe Lobelo a expliqué que la circulation du virus en Europe a commencé trois à quatre semaines plus tôt que la normale, en particulier en Angleterre et dans d’autres pays du continent.
« Le H3N2 est en constante évolution et cela rend certaines saisons plus fortes que d’autres. »
Felipe Lobelo, épidémiologiste médical et expert en santé publique
Bien que le H3N2 ne soit pas un virus nouveau – il circule depuis 1968 – il subit des mutations annuelles qui peuvent modifier son impact. Les spécialistes prévoient une épidémie intense cette année, décembre et janvier étant considérés comme des mois clés pour évaluer l’ampleur réelle de la circulation virale dans l’hémisphère nord.
Les autorités sanitaires soulignent que la prise en charge de cette variante est similaire à celle de la grippe saisonnière et insistent sur l’importance de la vaccination. Elles appellent les citoyens à se rendre dans les centres de santé pour se faire vacciner contre la grippe, la COVID-19 et le pneumocoque, en particulier les populations à risque : enfants, personnes âgées, femmes enceintes et personnes atteintes de maladies chroniques.
Les symptômes du H3N2 apparaissent généralement de manière soudaine et peuvent inclure une forte fièvre et des frissons, un mal de gorge, un nez qui coule, des douleurs musculaires, des maux de tête, une fatigue intense et une toux sèche persistante. Dans les cas les plus graves, le virus peut entraîner une pneumonie, une détresse respiratoire aiguë ou d’autres complications, en particulier chez les personnes souffrant déjà de problèmes de santé. Les experts recommandent de consulter un médecin en cas de symptômes persistants.
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