Publié le 12 octobre 2025 08:57:00. Un dépistage régulier par tomodensitométrie à faible dose est recommandé pour les anciens et actuels fumeurs, afin de détecter précocement d’éventuels cancers du poumon et d’améliorer significativement les chances de survie.
- Les personnes ayant fumé pendant au moins 20 ans, même si elles ont arrêté depuis longtemps, peuvent bénéficier d’un dépistage précoce.
- L’exposition à la fumée de tabac ne se limite pas aux fumeurs actifs, mais inclut également les fumeurs passifs et ceux exposés à des résidus de tabac.
- Arrêter de fumer a des effets bénéfiques immédiats et à long terme sur la santé cardiovasculaire et respiratoire.
Un cardiologue argentin, le docteur Jorge Tartaglione, souligne l’importance d’un examen de tomodensitométrie à faible dose pour les personnes ayant un historique de tabagisme. Selon lui, cette imagerie médicale permet d’identifier des anomalies pulmonaires, telles que des tumeurs ou des nodules, avant même l’apparition de symptômes cliniques.
« Ceux qui ont fumé pendant vingt ans et ont arrêté, par exemple, il y a quinze ans, ont la possibilité de se soumettre à une étude qui permet non seulement de détecter précocement les tumeurs et les nodules, mais qui peut aussi leur sauver la vie », a expliqué le docteur Tartaglione lors d’une présentation à La Nación. Il insiste sur le fait que même un arrêt du tabac après une longue période de consommation peut être bénéfique, et que le dépistage précoce est crucial.
Le docteur Tartaglione a également partagé une expérience personnelle poignante : son propre père est décédé d’un cancer du poumon lié au tabagisme, ce qui a renforcé sa conviction quant à l’importance de la prévention et du dépistage.
L’impact de la fumée de tabac ne se limite pas aux fumeurs directs. Le docteur Tartaglione distingue trois types d’exposition : directe, pour celui qui fume ; passive, pour les personnes vivant avec un fumeur ; et « troisième main », qui concerne l’exposition aux résidus de tabac présents dans l’environnement, comme dans les chambres d’hôtel, où ils peuvent persister jusqu’à neuf mois.
Arrêter de fumer entraîne des améliorations significatives et rapides de la santé. Dès 20 minutes après l’arrêt, la fréquence cardiaque se normalise. Après deux jours, la capacité pulmonaire commence à se rétablir. Et après trois ans sans tabac, le risque de crise cardiaque aiguë est comparable à celui d’une personne n’ayant jamais fumé. Le risque de cancer du poumon diminue également considérablement après 10 à 15 ans d’abstinence.
Le docteur Tartaglione souligne que le premier pas est souvent le plus difficile, mais que chaque tentative d’arrêt est un pas de plus vers le succès. Il encourage chacun à se poser la question : « Que puis-je faire pour changer ? » Il cite l’exemple d’une patiente, Clarisa, qui a finalement réussi à arrêter de fumer après plusieurs essais.
Combien de temps faut-il pour qu’un calcul rénal se forme et comment prévenir ce problème ?
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