Home SantéCher docteur : Quels types d’aliments et de boissons ralentissent l’absorption du sucre par votre corps ?

Cher docteur : Quels types d’aliments et de boissons ralentissent l’absorption du sucre par votre corps ?

by Sophie Martin

Publié le 9 janvier 2026 à 16h16. Un lecteur s’interroge sur l’impact de la consommation de fruits et de jus de fruits sur sa glycémie, tandis qu’une autre personne reçoit un diagnostic d’ostéoporose et cherche des éclaircissements sur un traitement proposé.

  • La consommation de jus d’orange, même frais, entraîne une augmentation rapide de la glycémie, contrairement aux oranges entières.
  • Les fraises, grâce à leur teneur en polyphénols et en fibres, sont un choix plus judicieux pour stabiliser la glycémie.
  • Le traitement par bisphosphonates, comme l’acide zolédronique (Reclast), est une option courante pour l’ostéoporose, administrée par voie intraveineuse pour éviter les effets secondaires gastro-intestinaux.

Un homme de 70 ans, se décrivant en bonne santé, s’inquiète de l’impact de sa consommation régulière de jus d’orange fraîchement pressé et de fraises sur sa glycémie. Ses derniers taux d’HbA1c (hémoglobine glyquée) et de glucose étaient de 6 % et 110 mg/dL (environ 6,1 mmol/L) respectivement, en légère augmentation par rapport à l’année précédente (5,5 % et 100 mg/dL, soit 5,6 mmol/L).

Le Dr Gardon explique que, bien que les sucres naturels présents dans les fruits soient souvent considérés comme moins nocifs, le jus d’orange est absorbé beaucoup plus rapidement que les oranges entières. Le jus contient une combinaison de saccharose, de glucose et de fructose, dont le corps ne fait pas de distinction par rapport aux sucres raffinés présents dans les sodas. Il souligne que le corps absorbe ces sucres environ deux fois plus vite que ceux contenus dans les oranges non transformées.

Les fraises, en revanche, offrent un profil nutritionnel plus favorable. Les polyphénols et les fibres qu’elles contiennent ralentissent l’absorption du sucre, permettant ainsi au corps de produire de l’insuline de manière plus progressive et de mieux contrôler la glycémie. Le Dr Gardon conseille également de consommer les fruits avec des aliments riches en graisses et en protéines, comme des noix (amandes, noix), pour ralentir davantage l’absorption des glucides.

Il reconnaît apprécier lui-même un verre de jus d’orange frais, mais recommande de le consommer avec modération et occasionnellement, en particulier pour les personnes surveillant leur glycémie ou cherchant à prévenir le passage d’un état de prédiabète (HbA1c entre 5,7 % et 6,5 %) à un diabète avéré (6,5 % ou plus).

Dans une autre question, une femme de 67 ans apprend qu’elle souffre d’ostéoporose après plusieurs années d’ostéopénie. Son médecin lui a prescrit un traitement par voie intraveineuse appelé Reclast (acide zolédronique). Elle souhaite obtenir l’avis du Dr Roach sur ce traitement.

Le Dr Roach explique que l’ostéopénie et l’ostéoporose sont des affections caractérisées par une perte de minéraux et de solidité osseuse, souvent liée à l’âge. Il précise qu’il est important d’identifier les causes sous-jacentes potentielles, telles que la prise de certains médicaments (comme les stéroïdes), des anomalies hormonales, des troubles nutritionnels ou des maladies de la moelle osseuse, avant de commencer un traitement.

Pour la plupart des femmes atteintes d’ostéoporose liée à l’âge, la décision de commencer un traitement est basée sur l’évaluation du risque de fracture, estimé à l’aide du score FRAX une fois la densité osseuse connue. Les bisphosphonates, comme l’alendronate (Fosamax) et l’ibandrobate (Boniva), sont généralement les médicaments de première intention pour ralentir la réabsorption osseuse excessive. L’acide zolédronique (Reclast) appartient à cette même classe et présente l’avantage d’être administré par voie intraveineuse, évitant ainsi les risques d’irritation de l’estomac ou de l’œsophage. Il est généralement administré une fois par an, voire tous les deux ans.

Le Dr Roach reconnaît que les bisphosphonates peuvent susciter des inquiétudes quant à leurs effets secondaires, mais souligne qu’ils réduisent significativement le risque de fractures de la hanche et de la colonne vertébrale lorsqu’ils sont utilisés correctement.

Le Dr Roach regrette de ne pas pouvoir répondre aux lettres individuelles, mais il les intégrera dans la colonne autant que possible. Les lecteurs peuvent envoyer des questions par courrier électronique à [email protected] ou envoyer un courrier au 628 Virginia Dr., Orlando, FL 32803.

(c) 2022 Syndicat Amérique du Nord Inc.

Tous droits réservés

You may also like

Leave a Comment