Des chercheurs de l’USTC et de la SUSTech ont apporté des preuves expérimentales cruciales sur le mécanisme de la supraconductivité à haute température dans les nickelates, selon des résultats publiés le 21 mai 2026. Cette découverte, centrée sur les films minces d’oxyde de nickel, distingue ces matériaux des supraconducteurs à base de cuivre.
Un gap supraconducteur sans nœuds dans les nickelates
L’étude, menée par des équipes de l’Université de science et de technologie de Chine (USTC) et de l’Université de science et de technologie du Sud (SUSTech), marque une avancée majeure dans la compréhension de la supraconductivité à haute température. En analysant les structures électroniques de films minces de nickelates de type Ruddlesden-Popper, les scientifiques ont observé, pour la première fois, un gap supraconducteur sans nœuds ainsi qu’un couplage électron-boson. Cette observation est fondamentale pour résoudre deux énigmes de la physique de la matière condensée : la symétrie du gap supraconducteur et le mécanisme d’appariement des électrons. Selon les résultats publiés dans la revue Science, l’absence de nœuds — des points où le gap est nul — dans l’espace des moments suggère une symétrie de type onde s (s±). Cette caractéristique est une rupture avec les supraconducteurs à base de cuivre, qui présentent généralement des nœuds dans des directions spécifiques. Cette distinction indique que les nickelates et les cuprates pourraient obéir à des règles physiques fondamentalement différentes.L’identification du mécanisme de couplage électronique
Au-delà de la simple observation de la symétrie, l’équipe de recherche a cherché à comprendre comment des électrons, qui se repoussent naturellement, parviennent à s’apparier pour économiser de l’énergie. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé la spectroscopie de photoémission résolue en angle (ARPES). Ils ont détecté un signal unique, une véritable empreinte digitale dans les données énergétiques, à environ 70 meV sous le niveau de Fermi. Ce signal est la preuve directe du couplage électron-boson, suggérant que des bosons médiateurs agissent comme un intermédiaire pour faciliter l’appariement des électrons dans ces matériaux à base de nickel.« C’est une étape clé dans la recherche sur la matière quantique. Cela reflète le rôle croissant de la Chine dans la physique de pointe et sa contribution grandissante à l’effort mondial pour comprendre la supraconductivité à haute température. »
Xue Qikun, académicien de l’Académie chinoise des sciences et professeur à la SUSTechDe la pression extrême à la pression ambiante
- 2019 : Découverte de la supraconductivité dans des films de nickelates à couches infinies, bien qu’à des températures très basses.
- 2023 : Réalisation de la supraconductivité dans des nickelates bilayers, mais sous des pressions dépassant les 100 000 atmosphères.
- Récemment : Développement d’un nouveau type de supraconducteur à haute température à pression ambiante, avec une température de transition dépassant 40 Kelvin (environ -233 °C).
L’impact sur la physique de pointe mondiale

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