Home AffairesCho Kuk, “Pourquoi le mandat de Park Seong-jae est-il rejeté ? Une technologie juridique similaire à la méthode de calcul de Ji Gwi-yeon”

Cho Kuk, “Pourquoi le mandat de Park Seong-jae est-il rejeté ? Une technologie juridique similaire à la méthode de calcul de Ji Gwi-yeon”

by Amélie Bernard

Publié le 16 octobre 2025 à 11h05. L’ancien ministre de la Justice sud-coréen, Park Seong-jae, est de nouveau visé par une demande de mandat d’arrêt pour son rôle présumé dans une tentative de déclaration de loi martiale, après un premier rejet par le tribunal. Cette affaire suscite une vive polémique et des critiques acerbes contre le système judiciaire.

  • Un nouveau mandat d’arrêt contre Park Seong-jae sera demandé cette semaine par l’équipe spéciale du parquet.
  • Le rejet du premier mandat a provoqué des réactions indignées au sein de l’opposition, qui dénonce un favoritisme envers l’ancien gouvernement.
  • Des documents compromettants, révélant la préparation de mesures restrictives de liberté, ont été découverts puis effacés sur ordre de l’ancien ministre.

La controverse entourant Park Seong-jae, ancien ministre de la Justice sous la présidence de Yoon Seok-yeol, s’intensifie. Il est accusé d’avoir participé à des manœuvres visant à instaurer la loi martiale, une accusation qu’il nie. Le tribunal central du district de Séoul a rejeté une première demande de mandat d’arrêt, invoquant un manque de preuves suffisantes quant à la conscience de l’illégalité des actes reprochés à l’ancien ministre.

Ce rejet a suscité une vague de critiques, notamment de la part du parti Cho Kuk Innovation. Son président, Cho Kuk, n’a pas hésité à dénoncer un décalage entre le système judiciaire et la perception de la justice par le peuple.

« J’en ai marre d’entendre les raisons pour lesquelles le mandat d’arrêt a été rejeté contre l’ancien ministre de la Justice Park Sung-jae. Les élites judiciaires ne se soucient pas de la conscience juridique du peuple et vivent toujours dans leur propre monde différent. »

Cho Kuk, président du comité de réponse d’urgence du Cho Kuk Innovation Party

Il a également ironisé sur la complexité juridique de l’affaire, estimant qu’un simple étudiant en droit aurait pu comprendre les implications de la loi martiale de décembre.

L’accusation porte sur des actions concrètes, notamment des ordres visant à sécuriser des centres de détention pour accueillir des personnalités politiques arrêtées et à empêcher les personnes interpellées de quitter le pays. Des documents internes, révélant la capacité d’hébergement de 3 600 personnes dans les centres de détention de la région métropolitaine, ont été retrouvés puis effacés sur instruction de Park Seong-jae, selon l’équipe spéciale chargée de l’enquête sur la tentative de rébellion.

L’ancien inspecteur général du ministère de la Justice, Ryu Hyuk, avait d’ailleurs protesté et démissionné le 3 décembre, peu après les événements en question, un fait souligné par Cho Kuk comme un indice supplémentaire de la gravité de la situation. Il a également critiqué une décision antérieure du juge Ji Gwi-yeon, qui avait libéré Yoon Seok-yeol, y voyant une incohérence dans l’application de la loi.

« Ce rejet du mandat est une technique juridique qui suit la même tendance que le juge Ji Gwi-yeon qui a libéré Yoon Seok-yeol avec une méthode de calcul sans précédent. »

Cho Kuk, président du comité de réponse d’urgence du Cho Kuk Innovation Party

Le Parti démocratique de Corée a également exprimé son indignation, dénonçant un possible complot visant à protéger l’ancien ministre. Sa porte-parole, Kim Hyun-jung, a souligné les nombreuses accusations portées contre Park Seong-jae, allant du parjure à la destruction de preuves.

« Le pouvoir judiciaire, qui prétendait être le « bouclier » de l’ancien ministre Park Sung-jae, essaie de devenir un complice des troubles constitutionnels ? »

Kim Hyun-jung, porte-parole du Parti démocratique de Corée

Elle a rappelé qu’un ancien ministre, Lee Sang-min, avait été arrêté en août dernier sur la base de preuves vidéo similaires, soulevant des questions sur les raisons pour lesquelles la balance de la justice semble pencher différemment dans cette affaire.

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