Le Bitcoin a chuté vers 62 000 $ le mercredi 8 juillet 2026, suite à l’annonce du président Donald Trump mettant fin au cessez-le-feu avec l’Iran. Cette escalade militaire, marquée par des frappes aériennes et des menaces sur le détroit d’Ormuz, a déclenché une vente massive d’actifs risqués et une hausse immédiate des prix du pétrole.
L’effondrement du cessez-le-feu et la chute brutale du BTC
La volatilité a frappé le marché des cryptomonnaies dès l’ouverture de Wall Street ce mercredi. Selon The Edge Malaysia, la plus grande cryptomonnaie a glissé de plus de 3 % pour atteindre environ 61 691 $, avant de se stabiliser légèrement autour de 62 100 $ dans la matinée à New York. Ce mouvement a été précipité par les déclarations du président Donald Trump, qui a déclaré que le cessez-le-feu provisoire avec l’Iran était terminé.
L’escalade ne s’est pas limitée aux mots. Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des cibles iraniennes en réponse à des attaques visant des navires non militaires dans le détroit d’Ormuz. En retour, Téhéran a lancé des missiles de croisière et des drones contre des navires de la marine américaine dans la mer d’Oman.
Pour moi, je pense que c’est terminé.

Donald Trump, Président des États-Unis, via TradingView
Cette rupture diplomatique a immédiatement ravivé les craintes d’un blocus du détroit d’Ormuz, l’un des points de passage pétroliers les plus critiques au monde. Comme le rapporte TradingView, les deux camps ont menacé de fermer cette route, envoyant les prix du brut s’envoler.
Pétrole et inflation : le piège macroéconomique
Le marché traite actuellement le Bitcoin comme un actif à risque et non comme une valeur refuge. Le lien direct s’établit via le prix de l’énergie : une hausse du pétrole alimente les craintes inflationnistes, ce qui pourrait forcer la Réserve fédérale américaine à durcir sa politique monétaire. Le Brent a progressé de près de 2,05 % pour atteindre 78,55 $ le baril, tandis que le WTI a franchi la barre des 75 $.
Le Bitcoin a plongé rapidement après les commentaires de Trump, car le marché s’inquiète d’une inflation supplémentaire liée au carburant et d’éventuelles hausses de taux pour la contrer. Nous attendons un certain soutien autour de 61 500 $, mais le marché restera probablement volatil.

Caroline Mauron, cofondatrice d’Orbit Markets, via The Edge Malaysia
L’outil FedWatch du CME Group reflète déjà ce changement de sentiment, avec une augmentation des probabilités d’une hausse des taux d’intérêt lors de la réunion de septembre. Cette perspective pèse lourdement sur les actifs numériques, dont la valorisation est extrêmement sensible au coût de l’argent.
Solana et les altcoins : une capitulation plus sévère
Si le Bitcoin a fléchi, les altcoins ont subi un véritable carnage. C’est une dynamique classique : en période de panique, les investisseurs sortent d’abord des actifs les plus spéculatifs. Selon CryptoTicker, 350 millions de dollars sur un total de 450 millions de dollars de liquidations provenaient de paires d’altcoins.
Le bilan pour les principales valeurs est sans appel :
- Solana (SOL) : A totalement effacé son rallye début juillet, retombant vers 77 $ après avoir testé les 84 $.
- XRP : L’un des plus touchés parmi les grandes capitalisations, chutant d’environ 5 % pour atteindre 1,07 $.
- Ethereum (ETH) : A perdu son élan pour redescendre vers 1 720 $, après avoir brièvement franchi les 1 800 $.
Pour Solana, la situation est techniquement préoccupante. L’apparition d’un “Death Cross” (croisement de la moyenne mobile 50 jours sous la moyenne 200 jours) indique un basculement de la tendance à long terme vers le bas.
Le paradoxe japonais : le Bitcoin comme bouclier contre le Yen
Pendant que les marchés occidentaux paniquent, un mouvement structurel inverse s’opère au Japon. Le yen se négocie à son niveau le plus bas depuis quatre décennies, poussant les entreprises nippones à diversifier leurs réserves pour échapper à l’érosion monétaire.
D’après CoinDesk, SBI VC Trade a constaté une hausse massive de la demande institutionnelle pour le Bitcoin et le XRP. Le nombre de comptes enregistrés sur la plateforme a doublé par rapport à 2025, dépassant les 2 millions.
Ce phénomène s’inscrit dans la stratégie du “carry trade”, où les investisseurs empruntent à bas coût en yens pour acheter des actifs plus performants. Désormais, une partie de ces flux transite par des canaux réglementés japonais pour acquérir des actifs dits “durs”, transformant la crise monétaire locale en moteur de croissance pour l’adoption corporate des cryptos.
Soutiens techniques et signaux institutionnels
Malgré le chaos géopolitique, certains indicateurs suggèrent que le marché pourrait ne pas s’effondrer totalement. La société fondée par Michael Saylor, Strategy, a révélé avoir vendu du Bitcoin pour une valeur de 216 millions de dollars lundi dernier. Fait notable : le marché a presque ignoré cette vente massive, signe que la pression vendeuse institutionnelle pourrait s’essouffler.
Par ailleurs, les fonds négociés en bourse (ETF) Bitcoin aux États-Unis ont enregistré des entrées de plus de 500 millions de dollars sur trois jours consécutifs, contrastant avec les sorties massives de juin.
Le niveau crucial pour moi est la zone des 61 000 $.

Michaël Van de Poppe, analyste crypto, via TradingView
L’attention se porte désormais sur la capacité du Bitcoin à maintenir ce support. Si le seuil des 61 000 $ cède, une redescente vers les 60 000 $ est probable. À l’inverse, un retour rapide à la table des négociations entre Washington et Téhéran pourrait provoquer un rebond technique rapide, comme cela a été observé lors de précédentes tensions au Moyen-Orient.
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