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Jubilation as MTN Restores Airtime, Data, Borrowing, Confirms Code To Activate

by Amélie Bernard
Le retour du code *303# et le service XtraTime

MTN Nigeria a rétabli son service d’emprunt de crédit et de données le 8 juillet 2026, via le code *303#. Cette décision fait suite à la suspension de l’application des réglementations du FCCPC sur le prêt numérique, mettant fin à plusieurs semaines de perturbations pour des millions d’abonnés nigérians.

Le retour du code *303# et le service XtraTime

Le rétablissement du service XtraTime marque la fin d’une période d’incertitude pour les abonnés prépayés de MTN. Selon Legit.ng, l’opérateur a confirmé que les clients éligibles peuvent à nouveau activer leurs avances en composant le code *303#. Ce retour s’est manifesté par des notifications SMS informant les utilisateurs qu’ils pouvaient emprunter jusqu’à 1 295 ₦ pour rester connectés.

Le retour du code *303# et le service XtraTime

L’éligibilité reste conditionnée par l’historique de recharge et l’utilisation de chaque abonné. Une fois le crédit utilisé, le montant emprunté, accompagné des frais de service applicables, est automatiquement déduit de la prochaine recharge de l’utilisateur, comme le précise Pulse Nigeria.

Un conflit de juridiction entre le FCCPC et les opérateurs

Cette interruption n’était pas technique, mais réglementaire. Le conflit a éclaté lorsque la Commission fédérale de protection de la concurrence et des consommateurs (FCCPC) a tenté d’appliquer ses réglementations sur les prêts numériques, électroniques, en ligne ou non traditionnels (DEON). La FCCPC considère que les avances de crédit et de données sont, par nature, des produits de crédit à la consommation et doivent donc être soumis à son cadre réglementaire de licence.

Un conflit de juridiction entre le FCCPC et les opérateurs
Photo: Business News Nigeria

Face à cela, les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs de services à valeur ajoutée soutiennent que ces avances relèvent strictement des services de télécommunications, placés sous la supervision de la Commission nigériane des communications (NCC). Comme le rapporte Leadership Newspapers, le service a repris après que la FCCPC a suspendu l’application des dispositions contestées, dans l’attente d’une décision judiciaire.

L’impact économique pour 40 millions d’utilisateurs

L’enjeu dépasse la simple commodité technique. L’Association des opérateurs de télécommunications agréés du Nigeria (ALTON) estime que l’écosystème du crédit d’airtime représente un marché annuel compris entre 300 et 400 milliards de ₦. Pour une large partie de la population, ce service fait office de filet de sécurité financière.

L'impact économique pour 40 millions d'utilisateurs
Photo: Pulse Nigeria

Le président d’ALTON, Gbenga Adebayo, a souligné que ce service est devenu une infrastructure économique essentielle pour environ 40 millions de Nigérians, dont la majorité appartient aux segments les plus modestes de la population. Pour ces utilisateurs, l’impossibilité d’emprunter du crédit peut bloquer l’accès à des services bancaires mobiles ou à des communications d’urgence.

Le témoignage de Farouk Rabiu, un employé basé à Lagos, illustre cette dépendance. Il a expliqué qu’après avoir épuisé ses données, il espérait emprunter du crédit pour accéder à son compte bancaire, mais qu’il en avait été incapable, qualifiant l’expérience de « déception majeure ».

La gestion du risque et le rôle de Nairtime Nigeria

L’un des points aveugles de ce débat réglementaire est la gestion du risque financier. Les opérateurs mobiles ne sont pas des institutions de crédit et leur modèle repose sur le prépaiement. Accorder des millions de petits prêts quotidiens expose les bilans des opérateurs à des risques de créances douteuses massives.

La gestion du risque et le rôle de Nairtime Nigeria
Photo: LEADERSHIP Newspapers

Pour pallier cela, l’industrie a mis en place un modèle de transfert de risque. Business News Nigeria mentionne Nairtime Nigeria Limited, filiale du groupe fintech Optasia, comme un acteur clé. Nairtime utilise des systèmes d’analyse et de notation (credit-scoring) propriétaires pour évaluer l’éligibilité des abonnés et gérer le risque financier pour le compte des opérateurs.

Si la FCCPC réussissait à classer ces services comme des produits financiers, cela pourrait forcer les opérateurs à modifier radicalement leur partenariat avec ces fintechs ou à obtenir des licences bancaires, ce qui fragiliserait l’infrastructure actuelle de micro-crédit numérique.

Le verdict attendu du 20 juillet devant la Haute Cour

Le rétablissement actuel des services n’est qu’une mesure provisoire. Le litige juridique se poursuit devant la Haute Cour fédérale de Lagos. L’Association des fournisseurs de services d’applications sans fil du Nigeria (WASPAN) a engagé une action en justice pour protéger les opérateurs et les millions d’abonnés dépendants de ces avances.

Le juge Ambrose Lewis-Allagoa doit rendre son jugement le 20 juillet. Cette décision sera fondamentale : elle déterminera si le crédit d’airtime reste un service à valeur ajoutée des télécommunications ou s’il bascule sous le régime strict du prêt à la consommation. L’issue de ce procès fixera un précédent pour l’ensemble de l’économie numérique nigériane et pour la manière dont les services hybrides entre télécoms et fintech seront régulés à l’avenir.

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