Home NouvellesChoc en Uruguay suite au décès d’un bébé lors d’une opération chirurgicale

Choc en Uruguay suite au décès d’un bébé lors d’une opération chirurgicale

by Nicolas Lefèvre

Montevideo, Uruguay – Deux chirurgiens pédiatriques et une médecin urgentiste ont été inculpés après la mort d’un nourrisson de 13 mois suite à une opération pulmonaire complexe, révélant des accusations de négligence médicale et de dissimulation.

  • Deux chirurgiens pédiatriques sont accusés d’homicide involontaire.
  • Une médecin urgentiste est accusée de falsification de documents médicaux.
  • L’affaire concerne le décès d’un bébé de 13 mois après une lobectomie pulmonaire endoscopique.

L’affaire, qui secoue l’Uruguay, remonte à avril 2024. Le nourrisson a été admis au sanatorium Casmu de Montevideo pour subir une lobectomie pulmonaire endoscopique. Selon l’accusation, l’intervention a été marquée par une imprudence, une incompétence et une négligence médicale, entraînant une hémorragie pulmonaire fatale. L’opération, initialement estimée à deux ou trois heures, a finalement duré neuf heures.

La mère de l’enfant, Bibiana Carreño, a exprimé son désarroi et son sentiment de tromperie face aux médias locaux.

« On nous a trompés dès le premier instant avec la chose la plus sacrée que vous avez dans la vie, qui est votre fils, votre bébé. »

Bibiana Carreño, mère de l’enfant décédé

Elle déplore la soudaineté du décès de son fils, Manuel, qui se portait bien la veille de l’opération.

« La façon dont Manuel est mort a été très soudaine. La veille, alors qu’il jouait calmement, il est entré dans la salle d’opération en saluant tout le monde. Une opération qui devait durer deux à trois heures, quatre au maximum, en a pris neuf. »

Bibiana Carreño, mère de l’enfant décédé

L’enquête du parquet uruguayen a mis en évidence un retard de quatre à cinq heures dans l’adaptation de la procédure chirurgicale, prolongeant inutilement la durée de l’intervention et de l’anesthésie, jugée excessive pour un bébé. Ce retard aurait provoqué une hémorragie importante dans les voies respiratoires, conduisant finalement au décès du nourrisson.

La mère de Manuel a également souligné qu’elle n’avait pas été informée du caractère risqué de l’opération ni du manque d’expérience de l’équipe médicale en Uruguay avec cette technique.

« Ils nous avaient dit que c’était une opération simple, même si cela comportait des risques, quand on m’a dit “il faut enlever un lobe du poumon”, on comprend qu’il ne s’agit pas d’enlever un ongle incarné, mais les médecins nous ont expliqué étape par étape à tout moment. Ils nous ont envoyés chez un anesthésiste commun, il y a 20 mois aujourd’hui nous l’avons enterré, et après enquête, nous avons découvert que l’anesthésie est très compliquée, l’une des plus difficiles qui soient. »

Bibiana Carreño, mère de l’enfant décédé

Selon des informations rapportées par Infobae, l’équipe médicale aurait également menti à la famille concernant le déroulement de l’opération, assurant que

« Tout va bien, ils l’anesthésient, ils l’emmènent au sol. »

Les chirurgiens Gabriel Giannini et Martín Ormaechea, ainsi que la médecin urgentiste Carolina Talasimov, font l’objet d’une action en justice initiée par les parents de l’enfant décédé. L’urgentiste est notamment accusée d’avoir falsifié le rapport d’opération, affirmant qu’il n’y avait eu aucune complication.

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