Publié le 28 octobre 2025 14:55:00. La coqueluche, une maladie respiratoire particulièrement dangereuse pour les nourrissons, est en recrudescence en Argentine, avec quatre décès signalés cette année. Les autorités sanitaires de San Juan ont confirmé un cas et en étudient un autre, appelant à la vigilance et à la vaccination.
- L’Argentine connaît une augmentation significative des cas de coqueluche, avec 3 441 signalements nationaux en 2025, dont 333 confirmés.
- La province de San Juan a confirmé un cas de coqueluche et en analyse un autre, ce qui relance les mesures de surveillance et de prévention.
- La vaccination reste la principale arme pour lutter contre cette maladie contagieuse, particulièrement risquée pour les bébés de moins d’un an.
Face à une résurgence inquiétante de la coqueluche en Argentine, les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme. Après l’alerte lancée par la Société Argentine de Pédiatrie (SAP), le ministère de la Santé publique de San Juan a confirmé un cas positif et un autre en cours d’étude dans la province. Cette recrudescence est d’autant plus préoccupante qu’elle a déjà entraîné le décès de quatre enfants à l’échelle nationale en 2025.
Selon Yanina González, responsable de l’épidémiologie à Tiempo de San Juan, la coqueluche est une maladie respiratoire causée par la bactérie Bordetella pertussis, caractérisée par une toux intense et persistante qui peut durer plusieurs semaines. Les foyers les plus importants ont été identifiés en Terre de Feu, dans la province de Buenos Aires et dans la ville autonome de Buenos Aires.
À San Juan, cinq cas ont été signalés cette année. Trois ont été exclus, un a été confirmé et un autre reste à l’étude. « Au cours des années 2023 et 2024, nous n’avons eu aucun cas, par conséquent, cette confirmation active une fois de plus les mécanismes de surveillance et de prévention », a précisé Yanina González.
Au niveau national, la majorité des infections touchent les bébés de moins d’un an, bien que des cas aient également été détectés chez des enfants entre 5 et 9 ans et chez des adultes de plus de 20 ans. Dans la province de San Juan, tous les cas signalés concernent des enfants de moins de 5 ans, à l’exception d’un jeune adulte.
La coqueluche se manifeste généralement par une toux persistante, très gênante, qui peut parfois provoquer des nausées ou des vomissements. Une légère fièvre peut également être présente, mais la toux intense et non atténuée par le temps est le symptôme le plus caractéristique. Chez les nourrissons, la maladie peut s’aggraver avec des épisodes de cyanose (décoloration bleuâtre de la peau due à un manque d’air) et des difficultés respiratoires.
« Les symptômes les plus graves surviennent chez les enfants de moins de six mois et chez les jeunes enfants, c’est pourquoi il est essentiel d’agir rapidement dès les premiers symptômes. »
Yanina González, responsable de l’épidémiologie
En cas de toux persistante, il est recommandé de consulter un médecin. Pour les nourrissons et les jeunes enfants, l’attention doit être immédiate. Pour les adultes, il est conseillé de consulter leur médecin traitant plutôt que de se rendre aux urgences, sauf en cas de complications respiratoires.
Le diagnostic de la coqueluche est confirmé par un prélèvement. Le traitement repose sur l’administration d’antibiotiques et l’isolement respiratoire, la maladie étant très contagieuse. L’isolement peut être effectué à domicile si la maladie est légère, en respectant les précautions d’hygiène nécessaires.
L’importance de la vaccination contre la coqueluche
Le ministère de la Santé rappelle que la coqueluche est une maladie évitable grâce à la vaccination, qui constitue l’outil le plus efficace pour prévenir la contagion. Le schéma vaccinal comprend des doses à 2, 4 et 6 mois, avec des rappels à 18 mois, à 5 ans (avant l’entrée à l’école) et à 11 ans. Une dose est également recommandée pour les femmes enceintes à partir de 20 semaines de gestation et pour le personnel de santé tous les cinq ans.
« La vaccination est le pilier de la prévention. Les taux de couverture ont fortement chuté pendant la pandémie, ce qui a généré une plus grande susceptibilité de la population et permis la résurgence de maladies déjà maîtrisées. »
Responsable du ministère de la Santé
Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de maintenir un calendrier de vaccination complet pour éviter de nouveaux cas et protéger, en particulier, les plus jeunes.