La dette nationale américaine a atteint un niveau record de 36 000 milliards de dollars (36 trillions de dollars), suscitant des inquiétudes quant à la santé financière du pays. Pourtant, une analyse plus approfondie révèle un tableau plus nuancé, suggérant que cette dette n’est pas nécessairement une raison de paniquer pour les investisseurs.
L’augmentation spectaculaire de la dette, qui est passée d’un billion de dollars en 1981 à son niveau actuel, a incité certains à qualifier la situation de « très irresponsable ». Cependant, il est essentiel de considérer d’autres facteurs que le simple montant de la dette, notamment les revenus du gouvernement et la productivité économique.
En 2017, la dette publique avait déjà atteint 20 000 milliards de dollars. L’auteur de cette analyse estime que la situation financière du gouvernement américain est, en réalité, plus solide que celle du citoyen moyen. Cela s’explique par la capacité du gouvernement à gérer sa dette grâce à divers outils et à des tendances économiques favorables.
Un élément clé à prendre en compte est le montant des recettes fiscales annuelles du gouvernement, qui s’élève actuellement à 5 200 milliards de dollars (5,2 trillions de dollars), soit environ 18 % du produit intérieur brut (PIB) américain. Si l’État affectait l’intégralité de ces recettes au remboursement de la dette, il pourrait l’éteindre en environ six ans et demi – un délai comparable à celui de 2017, malgré l’impact de la pandémie de Covid-19.
Avant la pandémie, la dette fédérale et le PIB augmentaient à un rythme similaire. La crise sanitaire a entraîné une forte augmentation de la dette publique, mais cette hausse reste relativement modeste par rapport à celle observée lors de la crise financière de 2008-2009. Entre 2008 et 2013, le ratio dette publique/PIB a doublé, passant d’environ 35 % à 70 %, avant de dépasser les 100 % pendant la pandémie, puis de redescendre à 96 %.
Un facteur déterminant de la capacité du gouvernement à gérer sa dette est la productivité du travail, qui a augmenté de 2 % depuis 2007. Les Américains produisent désormais 1,33 dollar de valeur pour chaque dollar produit en 2007. Cette amélioration de l’efficacité économique, renforcée par l’essor de l’intelligence artificielle, contribue à la croissance du PIB et des recettes fiscales.
Cette productivité accrue se reflète dans les rendements des actifs américains, qui ont atteint en moyenne 10,4 % par an au cours des deux dernières décennies, un chiffre comparable aux rendements du siècle dernier. La dette fédérale a certes augmenté, mais les revenus du gouvernement américain ont également progressé, grâce à une productivité américaine plus élevée.
L’auteur de cette analyse conseille donc de ne pas se désinvestir des actifs américains en raison de la dette, mais plutôt de renforcer ses positions, notamment en investissant dans des fonds à extrémité fermée (CEF) offrant des rendements supérieurs à 8 %. Ces fonds permettent d’accéder à des entreprises solides, telles que Visa (NYSE : V), JPMorgan Chase (NYSE : JPM) et Nvidia (NASDAQ : NVDA), souvent à des prix inférieurs à leur valeur réelle.
En conclusion, bien que la dette publique américaine soit élevée, elle reste gérable grâce à une productivité économique soutenue et à la capacité du gouvernement à générer des revenus. Les inquiétudes liées à la dette ne devraient donc pas dissuader les investisseurs de profiter des opportunités offertes par le marché américain.
