Les inégalités sociales croissantes sont désormais reconnues comme un facteur déterminant majeur de santé publique, soulevant des questions fondamentales sur l’efficacité des approches médicales qui ignorent ces réalités. Des experts s’interrogent sur le sens de soigner des individus pour ensuite les renvoyer dans des environnements qui compromettent leur bien-être.
« Pourquoi traiter les gens et les renvoyer dans des conditions qui les rendent malades ? », s’est interrogé Michael Marmot, en s’appuyant sur des données probantes démontrant l’impact significatif des forces sociales sur la santé et la maladie.
L’épidémiologiste Jaime Breilh souligne que « les processus structurels sociaux incompatibles avec la vie et la santé s’accélèrent globalement… avec une croissance exponentielle des inégalités ». Cette accélération des inégalités, selon lui, crée un cercle vicieux où les conditions de vie défavorables exacerbent les problèmes de santé, rendant les interventions médicales moins efficaces à long terme.
Pour contrer ces forces sociales, une action coordonnée est nécessaire à plusieurs niveaux : individuel, clinique, collectif et politique. Il ne s’agit plus seulement de traiter les symptômes, mais de s’attaquer aux causes profondes des inégalités qui affectent la santé des populations.
Pour aller plus loin
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