Publié le 24 septembre 2025. L’ancien président américain Donald Trump a esquissé un plan d’intervention directe au Venezuela après la chute du régime de Maduro, envisageant une administration américaine du pays et le contrôle de ses ressources pétrolières, suscitant des inquiétudes quant à une occupation prolongée et des répercussions politiques internes.
- Donald Trump a suggéré une administration américaine du Venezuela après un éventuel renversement de Maduro.
- Il prévoit de confier l’exploitation du secteur pétrolier vénézuélien à des entreprises américaines.
- Cette annonce intervient alors que Trump envisage également une intervention similaire à Cuba.
Lors d’une conférence de presse depuis sa résidence en Floride, Donald Trump a exposé une vision audacieuse pour l’avenir du Venezuela, une fois le président Nicolás Maduro déchu. Il a affirmé que les États-Unis prendraient en main la direction du pays, via une entité dont la composition reste à déterminer. Selon ses déclarations, les compagnies américaines seraient chargées de l’exploitation de l’industrie pétrolière vénézuélienne, une ressource cruciale pour ce pays de trente millions d’habitants. Les revenus générés par cette exploitation seraient ensuite alloués à la reconstruction des infrastructures locales.
Interrogé sur la durée de cette administration forcée, Trump s’est contenté de répondre : « Combien de temps cela prendra ». Il a également ouvertement admis envisager une intervention militaire similaire à Cuba, élargissant ainsi le spectre de son interventionnisme potentiel dans la région.
Les détails précis de cette éventuelle intervention restent flous. Cependant, si les propos de l’ancien président reflètent des plans concrets, cela équivaudrait à une occupation de facto du sixième plus grand pays d’Amérique latine. Trump n’a pas exclu une présence militaire américaine durable sur le territoire vénézuélien, une perspective qui rappelle les interventions controversées en Irak et en Afghanistan sous la présidence de George W. Bush, présentées avec un optimisme similaire.
Une implication aussi profonde dans la gouvernance du Venezuela représente un risque politique majeur pour Trump. En assumant la responsabilité du futur développement d’un pays confronté à une crise économique profonde, à la présence de cartels de la drogue et à l’absence d’institutions politiques stables, il s’expose à des critiques sévères. Une intervention militaire, en particulier, mettrait en danger la vie de soldats américains, une question particulièrement sensible pour l’électorat américain.
Cette volte-face diplomatique pourrait également provoquer des divisions au sein du mouvement MAGA (Make America Great Again) de Trump, qui a traditionnellement prôné le rejet des guerres et des interventions étrangères. Si la majorité des partisans de Trump finissent par soutenir l’intervention, en adaptant leur discours de manière opportuniste, une fraction significative pourrait se désolidariser, ce qui constituerait un sérieux problème pour les républicains lors des élections au Congrès de novembre.
L’impopularité persistante de Trump pourrait être exacerbée par cette nouvelle orientation. Une perte de soutien supplémentaire pourrait transformer un résultat électoral modéré pour l’opposition démocrate en une victoire écrasante. Bien que le renversement d’une dictature puisse être perçu positivement par certains électeurs, il est peu probable que Trump parvienne à convaincre l’opinion publique que ses efforts pour résoudre les problèmes structurels d’un pays étranger se traduiront par une amélioration de la vie des citoyens américains.
