Washington, le 24 septembre 2025 – L’administration Trump a promis aux compagnies pétrolières une garantie gouvernementale à long terme pour encourager les investissements massifs au Venezuela, dans l’espoir de relancer la production pétrolière du pays après le départ de Nicolás Maduro. Cette initiative vise à attirer des capitaux privés considérables, sans financement public américain.
- Donald Trump offre des garanties de sécurité aux entreprises pétrolières souhaitant investir au Venezuela.
- L’objectif est de mobiliser au moins 100 milliards de dollars d’investissements privés pour revitaliser le secteur pétrolier vénézuélien.
- Repsol s’engage à tripler sa production de pétrole brut au Venezuela, atteignant environ 135 000 barils par jour.
Le président américain Donald Trump a lancé un appel direct aux compagnies pétrolières, nationales et internationales, pour qu’elles investissent au Venezuela, leur offrant une « protection et une sécurité gouvernementales » à long terme. Cette promesse intervient en réponse aux inquiétudes du secteur face à l’instabilité politique persistante dans le pays sud-américain.
Selon la Maison Blanche, le plan repose sur l’investissement d’« au moins 100 milliards de dollars » de capitaux privés, et non de fonds publics américains, pour moderniser les infrastructures pétrolières vénézuéliennes et augmenter la production. L’engagement de sécurité de Trump s’adresse aux entreprises qui prendraient le risque d’investir après une transition politique, notamment la capture de Nicolás Maduro.
L’intérêt pour cette opportunité est déjà manifeste. Josu Jon Imaz, PDG de la compagnie espagnole Repsol, a déclaré vendredi lors d’une rencontre avec Trump que son entreprise, déjà présente au Venezuela où elle assure la moitié de la production électrique du pays, est prête à « investir massivement ».
« Nous sommes prêts à investir davantage au Venezuela. Aujourd’hui, nous produisons au total 45 000 barils par jour et nous sommes prêts à tripler ce chiffre au cours des trois prochaines années, en investissant massivement dans le pays. »
Josu Jon Imaz, PDG de Repsol
M. Imaz a également souligné l’engagement de Repsol envers les investissements aux États-Unis, aux côtés d’entreprises comme Chevron, la seule compagnie américaine actuellement opérationnelle au Venezuela. Il a insisté auprès de Trump :
« Merci d’avoir ouvert la porte à un Venezuela meilleur. »
Josu Jon Imaz, PDG de Repsol
L’administration Trump ne se limite pas à encourager les investissements occidentaux. Elle a également invité la Chine et la Russie à acheter le pétrole vénézuélien géré par Washington « dont ils ont besoin ». Trump a justifié cette démarche en affirmant que son administration prend le contrôle des ventes de pétrole vénézuélien pour éviter que Moscou et Pékin ne s’en emparent.
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