Publié le 27 novembre 2025 00:15:00. Une nouvelle loi controversée, surnommée « contrôle de l’argent », permettrait à l’administration fiscale belge d’analyser de manière proactive les données bancaires de tous les citoyens afin de détecter des fraudes potentielles, suscitant des inquiétudes quant à la protection de la vie privée.
- La loi vise à analyser les coordonnées bancaires de 11 millions de Belges grâce à l’exploration de données (data mining).
- Le député Vincent Van Quickenborne (Open VLD) s’est opposé à la loi en menant une action d’obstruction parlementaire de 24 heures.
- Le débat porte sur l’équilibre entre la lutte contre la fraude et le respect de la vie privée des citoyens.
L’adoption de cette loi, baptisée « contrôle de l’argent », marque une nouvelle étape dans la lutte contre la fraude fiscale en Belgique. Elle a été rendue possible, selon le rédacteur économique Ruben Mooijman, grâce à l’engagement de Vincent Van Quickenborne. « Le fait que nous en discutions aujourd’hui n’aurait pas eu lieu sans Vincent Van Quickenborne », a-t-il déclaré. Christof Vanschoubroek, rédacteur en chef spécialisé dans la Wetstraat (le quartier politique bruxellois), souligne que la loi est désormais largement connue du public.
Le gouvernement fédéral souhaite ainsi analyser de manière proactive les informations bancaires de l’ensemble de la population afin de repérer des schémas suspects et de déceler des fraudes potentielles. Cependant, cette initiative suscite de vives critiques, notamment de la part du parti Open VLD, qui y voit une atteinte grave à la vie privée des citoyens. Sans l’opposition de Vincent Van Quickenborne, la loi aurait probablement été adoptée sans susciter de débat public significatif. Son action a donc permis de mettre en lumière les enjeux de cette législation.
La question centrale est de savoir si cette loi donne réellement aux services fiscaux les moyens de lutter efficacement contre la fraude, ou si elle ouvre la voie à une surveillance excessive. Marjan Justaert a interrogé ses collègues Ruben Mooijman et Christof Vanschoubroek sur ce sujet.
« Traquer les fraudeurs, je ne vois pas comment on peut s’y opposer. De nombreux petits dossiers peuvent aussi rapporter plus pour le budget que trois ou quatre gros dossiers de fraude. »
Ruben Mooijman, rédacteur économique
Le débat reste ouvert quant à l’opportunité et aux limites de cette nouvelle approche dans la lutte contre la fraude fiscale.
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