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Connolly commente le violeur « inacceptable », déclare le ministre

by Nicolas Lefèvre

Publié le 9 octobre 2025 à 09h09. La candidate à la présidence Catherine Connolly suscite la controverse après avoir déclaré qu’elle “devrait y réfléchir” si on lui demandait d’embaucher un violeur condamné, tandis que la ministre de la Santé, Carol MacNeill, dénonce des propos « totalement inacceptables ».

  • La ministre de la Santé Carol MacNeill a fermement critiqué les déclarations de Catherine Connolly concernant l’embauche potentielle d’un violeur condamné.
  • Catherine Connolly a également été interrogée sur l’utilisation d’une allocation parlementaire pour financer un voyage en Syrie en 2018.
  • Un débat radiophonique entre Catherine Connolly et Heather Humphreys, une autre candidate à la présidence, est prévu ce soir.

La candidate indépendante à la présidence, Catherine Connolly, a provoqué une vive réaction après avoir exprimé des réserves à écarter catégoriquement l’embauche d’une personne reconnue coupable de viol. Interrogée sur la chaîne Newstalk, elle a affirmé qu’elle « devrait y réfléchir » face à un tel scénario.

« Je devrais y réfléchir. En tant que femme, je réagis. Alors évidemment, je devrais réfléchir. »

Catherine Connolly, candidate à la présidence

Ces propos ont suscité l’indignation de la ministre de la Santé, Carol MacNeill, qui a qualifié cette attitude de « complètement inacceptable ». Elle a souligné l’évidence de l’impossibilité d’employer des personnes ayant commis des crimes graves, citant l’exemple des écoles et des institutions parlementaires.

« Nous n’autorisons pas les personnes ayant commis des délits sexuels à travailler dans les écoles par exemple, nous n’autorisons pas les personnes condamnées pour arme à feu à travailler dans les Chambres du Parlement. Cela devrait être évident, et cela devrait l’être pour tout parlementaire, et évident pour quiconque se présente à la présidence. »

Carol MacNeill, ministre de la Santé

La polémique intervient alors que Catherine Connolly est également sous le feu des critiques concernant l’utilisation de 3 700 € (environ 3 691 € selon le taux de change de 2018) d’une allocation parlementaire pour financer un voyage en Syrie en 2018, en compagnie de Mick Wallace, Clare Daly et Maureen O’Sullivan. Initialement, elle avait affirmé avoir financé ce voyage elle-même lors de l’annonce de sa candidature. Sa campagne a depuis précisé que les fonds provenaient bien de cette allocation, conformément aux règles de l’Oireachtas (le parlement irlandais), et ont été utilisés à des fins de recherche sur la politique étrangère, les questions humanitaires et la neutralité irlandaise.

Dans un communiqué, la campagne de Catherine Connolly a défendu cette dépense, soulignant qu’elle s’inscrivait dans le cadre d’une recherche parlementaire responsable et n’impliquait aucune approbation des autorités syriennes. Elle a également rappelé son engagement constant en faveur des droits de l’homme et de la paix.

En août dernier, Catherine Connolly avait déjà admis qu’il avait été une « erreur » de rencontrer un partisan du président syrien Bachar al-Assad lors de ce même voyage en Syrie. Elle avait précisé qu’elle avait rencontré Fares Al-Shehab « dans le cadre de la Chambre de commerce » d’Alep, dont il était le dirigeant, et qu’elle regrettait cette rencontre à la lumière des déclarations ultérieures de ce dernier.

Catherine Connolly doit participer à un débat radiophonique ce soir, à 17h00, sur Drivetime de RTÉ, face à Heather Humphreys, une autre candidate à la présidence. L’émission sera animée par Sarah McInerney et Cormac Ó hEadhra et diffusée également sur la chaîne RTÉ News.

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