L’atonie utérine, incapacité de l’utérus à se contracter après l’accouchement, est la principale cause d’hémorragie post-partum, représentant 70 % des cas. Une nouvelle étude souligne également le rôle crucial de l’anémie comme facteur de risque majeur pour cette complication potentiellement mortelle.
Ces conclusions s’appuient sur une analyse approfondie des données existantes, mais ne tiennent pas compte de l’étude de cohorte WOMAN-2 menée en 2023. Cette dernière portait sur 10 561 femmes souffrant d’anémie modérée (hémoglobine entre 70 et 99 g/L) ou sévère (hémoglobine inférieure à 70 g/L) et accouchant dans des hôpitaux d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne.
L’étude actuelle se distingue comme la première vaste recherche de cohorte à examiner spécifiquement l’impact de l’anémie sur les femmes accouchant dans les régions du monde où les décès maternels sont les plus fréquents. Elle met en lumière la vulnérabilité accrue des femmes anémiées face aux hémorragies post-partum, une complication qui demeure une cause importante de mortalité maternelle à l’échelle mondiale.
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