Une nouvelle étude révèle un paradoxe concernant l’immunothérapie combinée contre certains cancers : si elle offre une survie à long terme sans précédent pour certains patients, elle s’accompagne également d’un risque accru de décès précoces, notamment liés à des effets secondaires graves.
L’essai clinique CheckMate 9DW, mené par Thomas Yau et ses collègues, a mis en évidence une durabilité remarquable de la réponse chez près de 38 % des patients suivis pendant trois ans. Cependant, cette efficacité s’accompagne d’un désavantage initial en termes de survie globale, avec un risque accru de 65 % (intervalle de confiance à 95 % : 1,12–2,43) dans les six premiers mois suivant le début du traitement.
Cette différence initiale soulève des inquiétudes quant à la toxicité précoce de la combinaison de nivolumab et d’ipilimumab. L’étude a recensé douze décès liés au traitement dans le groupe recevant cette immunothérapie combinée, contre seulement trois décès dans le groupe traité par des inhibiteurs de la tyrosine kinase. La majorité de ces décès étaient attribuables à une insuffisance hépatique et à une hépatite d’origine immunitaire.
Nivolumab et ipilimumab sont des médicaments utilisés en immunothérapie, une approche thérapeutique qui vise à stimuler le système immunitaire du patient pour qu’il combatte le cancer. L’essai CheckMate 9DW a examiné l’efficacité et la sécurité de cette combinaison par rapport à d’autres traitements ciblés. À ce stade, les résultats suggèrent qu’une surveillance attentive des patients est cruciale, en particulier durant les premiers mois de traitement, afin de détecter et de gérer rapidement les effets secondaires potentiellement mortels.
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