Publié le 6 janvier 2026 21:19:00. Le géant pharmaceutique Bayer a lancé des poursuites judiciaires contre Pfizer, BioNTech et Moderna, estimant que leurs vaccins contre la COVID-19 empiètent sur des brevets déposés dès les années 1980 par sa filiale Monsanto. Ces actions en justice concernent une technologie clé de stabilisation de l’ARN messager.
- Bayer accuse Pfizer, BioNTech et Moderna de violation de brevet concernant la technologie d’ARNm utilisée dans leurs vaccins.
- Une action similaire a été intentée contre Johnson & Johnson devant un tribunal du New Jersey.
- Bayer ne cherche pas à interrompre la vente des vaccins, mais réclame des dommages-intérêts dont le montant n’a pas été divulgué.
Bayer affirme que les fabricants de vaccins ont copié une technologie de stabilisation de l’ARN messager (ARNm) initialement développée par Monsanto dans les années 1980 pour améliorer la résistance des cultures. Cette technologie permet de rendre l’ARNm plus stable, un élément crucial pour l’efficacité des vaccins à ARNm. Un porte-parole de Bayer a confirmé les poursuites devant un tribunal fédéral du Delaware.
Parallèlement, Bayer a engagé une procédure similaire contre Johnson & Johnson devant un tribunal fédéral du New Jersey. L’entreprise n’a pas précisé le montant des dommages-intérêts qu’elle réclame, mais a clairement indiqué qu’elle ne souhaitait pas bloquer la commercialisation des vaccins. Bayer n’a ni développé, ni produit de vaccins contre la COVID-19.
Ces litiges s’inscrivent dans un contexte plus large de contestations de brevets liées aux vaccins contre la COVID-19. En 2022, Moderna avait déjà intenté une action en justice contre Pfizer pour des motifs similaires. En 2024, Pfizer et BioNTech ont réalisé un chiffre d’affaires mondial de plus de 3,3 milliards de dollars avec leur vaccin Comirnaty, tandis que Moderna a engrangé 3,2 milliards de dollars grâce à Spikevax. Ces chiffres, bien que considérables, restent inférieurs aux ventes enregistrées au plus fort de la pandémie.
Johnson & Johnson, quant à elle, a cessé de commercialiser son vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis en 2023.
Sur le même sujet
