Publié le 7 décembre 2023. La qualité de l’air à Delhi reste préoccupante avec l’arrivée de l’hiver, entraînant une visibilité réduite et des niveaux de pollution considérés comme « très mauvais » dans plusieurs quartiers de la capitale indienne.
- L’indice de qualité de l’air (IQA) de Delhi était de 365 dimanche matin, selon le Central Pollution Control Board (CPCB).
- Plus des deux tiers des stations de surveillance de la ville ont enregistré des niveaux de pollution élevés, avec des concentrations particulièrement fortes dans les zones de RK Puram, Punjabi Bagh et Chandni Chowk.
- Les transports en commun sont identifiés comme la principale source d’émissions locales à Delhi, contribuant à près de 15 % de la pollution.
La capitale indienne est enveloppée d’un smog persistant alors que la saison hivernale s’installe. Si l’alerte aux vagues de froid a été levée dimanche, les températures restent basses, avec un minimum prévu autour de 9°C et des maximales atteignant 25°C. La situation de la qualité de l’air est suivie de près par les autorités.
Selon les données du CPCB, sur les 39 stations de surveillance de la qualité de l’air de Delhi, 26 indiquaient des niveaux « très mauvais », tandis que les 13 restantes se situaient dans la catégorie « médiocre ». Les zones les plus touchées incluent RK Puram (IQA de 326), Punjabi Bagh (320), Chandni Chowk (308), Rohini (341), Vivek Vihar (304), Bawana (352), Sirifort (318), Wazirpur (337), Anand Vihar (327), Ashok Vihar (325) et Sonia Vihar (320). D’autres sites, comme Alipur (282), NSIT Dwarka (239), Mandir Marg (212), l’aéroport international Indira Gandhi (IGI) (227) et Aya Nagar (263), ont également enregistré une mauvaise qualité de l’air.
L’IQA a fluctué au cours de la semaine, passant de 279 dimanche dernier à 304 lundi, puis à 372 mardi, avant de se stabiliser à 342 mercredi. La tendance s’est maintenue dans la catégorie « très mauvais » jeudi (304) et vendredi (327). Le CPCB définit un IQA de 0 à 50 comme « bon », de 51 à 100 comme « satisfaisant », de 101 à 200 comme « modéré », de 201 à 300 comme « faible », de 301 à 400 comme « très mauvais » et de 401 à 500 comme « grave ».
L’analyse des sources d’émissions locales, réalisée par le système d’aide à la décision de Delhi, révèle que le transport est responsable de 14,8 % de la pollution de l’air dans la capitale. L’activité industrielle à Delhi et dans les régions environnantes contribue à hauteur de 7,3 %, les sources résidentielles à 3,6 % et la construction à 2 %.
Les districts voisins de la région de la capitale nationale (RCN) aggravent également la situation. Jhajjar contribue à 13,9 % de la charge polluante, tandis que Rohtak en ajoute 5,2 %.
L’alerte aux vagues de froid, émise par le Département météorologique indien (IMD) vendredi, a été levée dimanche. Cependant, les températures hivernales restent basses, et les autorités appellent à la prudence, en particulier pour les populations vulnérables.
