Publié le 8 novembre 2023 14:35:00. L’inactivité physique représente un coût annuel de plus d’un milliard d’euros pour le système de santé irlandais, selon un nouveau rapport. Un médecin et conseiller de Cork plaide pour des infrastructures favorisant l’activité physique afin de réduire la dépendance aux soins.
- L’inactivité physique coûte 1,13 milliard d’euros par an au système de santé irlandais.
- L’activité physique, même modérée, apporte des bénéfices significatifs pour la santé.
- Des aménagements urbains adaptés sont essentiels pour encourager la population à adopter un mode de vie plus actif.
Un rapport alarmant de l’Alliance irlandaise pour le climat et la santé, qui regroupe plus de 30 organisations médicales, sanitaires et sociales, met en lumière l’impact financier considérable de la sédentarité en Irlande. Le coût annuel pour le système de santé s’élève à 1,13 milliard d’euros (soit environ 1,2 milliard de dollars américains), soulignant l’urgence d’une politique de prévention axée sur l’activité physique.
Le Dr John Sheehan, médecin généraliste à Cork et conseiller du Fianna Fáil, insiste sur les bienfaits de l’exercice. « L’activité physique est, après l’arrêt du tabac, la meilleure chose que nous puissions faire pour améliorer notre santé », a-t-il déclaré. Il souligne que les bénéfices sont multiples : réduction des risques de chutes, prévention du diabète, maîtrise de la tension artérielle et amélioration de la santé mentale.
« Le plus grand avantage vient de ce passage de très peu de choses à faire quelque chose, comme passer de la conduite automobile tout le temps à la marche 30 minutes ou plus. Continuer à marcher ou à faire du jogging ajoutera plus de valeur, mais le plus grand avantage est ce premier changement. »
Dr John Sheehan, médecin généraliste et conseiller
Le Dr Sheehan met en avant la nécessité d’adapter l’environnement urbain pour faciliter l’activité physique. Il plaide pour le développement de voies vertes, de sentiers piétonniers et de pistes cyclables sécurisées. « Il est très facile de dire aux gens de faire plus d’exercice, mais s’ils n’ont pas d’endroit sûr pour le faire, ils ne peuvent pas le faire. Nous devons faire des déplacements publics et actifs l’option par défaut plutôt que la voiture », explique-t-il.
Il souligne également la nécessité de repenser nos habitudes de déplacement. « Nous sommes très habitués à nos voitures, mais ce n’est pas durable sur le plan environnemental ou en termes de santé. Le centre-ville a atteint sa capacité de circulation maximale il y a cinq ou six ans, nous devons donc réfléchir à différentes manières de nous déplacer », conclut le Dr Sheehan.
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