Publié le 2024-02-29 14:35:00. Le Chili a fermement condamné les actions militaires américaines au Venezuela, exprimant une vive inquiétude face à la perspective d’une intervention directe et d’un contrôle du territoire vénézuélien par une puissance étrangère. Santiago appelle à une action immédiate de l’ONU pour désamorcer la crise et privilégier une solution politique.
- Le Chili dénonce une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela.
- Santiago s’inquiète d’un précédent dangereux pour la stabilité régionale et mondiale.
- Le gouvernement chilien renforce la surveillance de ses frontières en prévision d’éventuels flux migratoires.
Le gouvernement chilien a exprimé sa plus vive préoccupation et sa ferme condamnation des opérations militaires menées par les États-Unis au Venezuela. Cette réaction intervient notamment suite à l’annonce d’une possible intervention directe et d’une administration du pays par une puissance étrangère, allant jusqu’à envisager des opérations militaires pour imposer une transition politique, comme l’a souligné le président américain. Santiago considère cette situation comme une menace sérieuse pour la stabilité régionale et internationale.
Pour le Chili, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États est une ligne rouge infranchissable, un principe fondamental du droit international. « La souveraineté n’est pas une formalité, elle est la garantie essentielle qui protège les pays des volontés extérieures, de l’arbitraire et de la loi du plus fort », a souligné un porte-parole du gouvernement. Santiago craint que la situation actuelle au Venezuela ne crée un précédent dangereux, ouvrant la voie à des interventions similaires dans d’autres pays. La menace d’un contrôle externe unilatéral des ressources naturelles ou stratégiques vénézuéliennes est également perçue comme une grave violation de son intégrité territoriale, mettant en péril la sécurité et la stabilité de toute la région.
Cette crise s’inscrit dans un contexte géopolitique préoccupant, où la force semble de plus en plus supplanter le droit dans la résolution des conflits internationaux. Le Chili estime que la normalisation d’une telle logique érode le système multilatéral, affaiblit la démocratie à l’échelle mondiale et expose les pays, en particulier les plus vulnérables, à des décisions unilatérales imposées par la force militaire.
Santiago insiste sur le fait que la démocratie ne peut se construire par la force ou par l’imposition. Le Chili appelle donc l’Organisation des Nations unies (ONU) à jouer un rôle actif et immédiat, en utilisant tous les mécanismes à sa disposition pour éviter une escalade militaire, protéger la population civile et rétablir un cadre propice à une solution politique et pacifique, conformément à la Charte des Nations Unies. Des concertations sont en cours avec différents gouvernements pour atteindre cet objectif.
En anticipation des conséquences régionales potentielles de cette crise, le gouvernement chilien a mis en place une surveillance permanente de ses frontières, afin de faire face à d’éventuelles augmentations des flux migratoires en provenance du Venezuela. Les différentes institutions de l’État ont été mobilisées, et les protocoles de surveillance et de protection consulaire seront renforcés, avec une attention particulière portée à la situation des citoyens chiliens au Venezuela.
Le Chili affirme qu’il continuera d’agir de manière responsable, cohérente et ferme, en défendant les principes qu’il considère comme inaliénables : la non-violence, le respect de la souveraineté des États, l’interdiction du recours à la force ou à la menace, la résolution pacifique des différends et la pleine validité du droit international.
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