Publié le 24 octobre 2025 à 15h03. Des chercheurs néerlandais et américains ont identifié des centaines de protéines dans le sang qui pourraient permettre de suivre avec plus de précision l’évolution de la dystrophie musculaire de Duchenne, ouvrant la voie à un simple test sanguin pour cette maladie rare et invalidante.
Une avancée majeure vient d’être publiée dans la revue Nature Communications : des scientifiques du Centre médical universitaire de Leiden (LUMC) et de l’Université de Floride ont découvert des biomarqueurs sanguins capables de refléter la progression de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Cette découverte pourrait révolutionner le suivi des patients et l’évaluation de l’efficacité des traitements.
La dystrophie musculaire de Duchenne est une maladie génétique rare qui affecte principalement les garçons. Elle se caractérise par une faiblesse musculaire progressive, entraînant souvent le recours à un fauteuil roulant dès l’âge de dix ans. Actuellement, le suivi de la maladie repose sur des tests d’effort, qui sont souvent pénibles pour les patients et dont les résultats peuvent être variables.
Des biomarqueurs révélateurs
L’étude a révélé que certaines protéines présentes dans le sang, appelées biomarqueurs, sont corrélées à la vitesse de progression de la maladie et à la capacité du patient à marcher ou à utiliser ses bras. Ces protéines pourraient également indiquer si un traitement médicamenteux est efficace. Selon les chercheurs, cette approche permettrait une prise en charge plus personnalisée et moins intrusive pour les patients.
Le LUMC est un acteur clé de la recherche sur les dystrophies musculaires de Duchenne et de Becker depuis de nombreuses années. La dystrophie musculaire de Becker est une forme moins sévère de la maladie, souvent diagnostiquée plus tardivement.
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