Home SantéDes chercheurs découvrent de nouveaux traitements contre le cancer du foie et de l’intestin – The Irish News

Des chercheurs découvrent de nouveaux traitements contre le cancer du foie et de l’intestin – The Irish News

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des chercheurs écossais ont identifié une nouvelle cible thérapeutique prometteuse pour lutter contre certains cancers de l’intestin et du foie, en bloquant une protéine impliquée dans la croissance tumorale.

  • Une équipe de Glasgow a découvert qu’une protéine, la nucléophosmine (NPM1), est sur-exprimée dans certains cancers de l’intestin et du foie en raison d’anomalies génétiques.
  • Le blocage de cette protéine pourrait constituer un traitement sûr et efficace, car elle n’est pas essentielle au fonctionnement normal des tissus adultes.
  • Cette recherche s’inscrit dans le cadre d’une initiative internationale visant à comprendre pourquoi certains gènes cancérigènes ne provoquent des cancers que dans des tissus spécifiques.

Des avancées significatives viennent d’être réalisées dans la lutte contre les cancers de l’intestin et du foie. Des chercheurs du Cancer Research UK Scotland Institute de Glasgow ont mis en évidence un mécanisme clé qui permet à ces cancers de se développer, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

L’équipe, impliquée dans l’initiative Cancer Grand Challenges, financée conjointement par Cancer Research UK et le National Cancer Institute, s’est concentrée sur les défauts génétiques qui perturbent la voie WNT, un système de signalisation cellulaire crucial pour contrôler la croissance et le développement des tissus. Dans certains cancers, cette voie est détournée, permettant aux cellules tumorales de proliférer de manière incontrôlée.

Les recherches, publiées dans la revue Nature Genetics, révèlent qu’une protéine appelée nucléophosmine (NPM1) est présente en quantités anormalement élevées dans les cellules cancéreuses de l’intestin et de certains cancers du foie. Cette sur-expression est liée à des erreurs dans la voie WNT.

En bloquant l’action de NPM1, les chercheurs ont observé que les cellules cancéreuses avaient des difficultés à produire correctement les protéines essentielles à leur survie. Cela permettrait l’activation d’un suppresseur de tumeur, freinant ainsi la progression du cancer.

« Parce que NPM1 n’est pas essentielle à la santé normale des tissus adultes, son blocage pourrait être un moyen sûr de traiter certains cancers, comme certains cancers de l’intestin et du foie difficiles à traiter. »

Professeur Owen Sansom, directeur du Cancer Research UK Scotland Institute et de l’Université de Glasgow

L’Écosse est particulièrement touchée par ces cancers, avec l’un des taux les plus élevés du Royaume-Uni. Environ 4 200 nouveaux cas de cancer de l’intestin sont diagnostiqués chaque année au Royaume-Uni, et cette maladie reste la deuxième cause de décès par cancer en Écosse, avec environ 1 700 décès annuels. Une récente étude de l’American Cancer Society, publiée dans The Lancet Oncology, a également mis en évidence une augmentation inquiétante des cas de cancer de l’intestin à apparition précoce chez les jeunes adultes, en particulier chez les femmes en Écosse et en Angleterre. Environ 670 personnes meurent chaque année d’un cancer du foie en Écosse.

Le projet SpecifiCancer, qui a permis ces découvertes, vise à comprendre pourquoi certains gènes cancérigènes ne provoquent des cancers que dans des tissus spécifiques. L’objectif est d’identifier des cibles thérapeutiques plus précises et personnalisées pour chaque patient.

Les chercheurs envisagent désormais de développer des traitements médicaux capables de bloquer la production de la protéine NPM1. Les traitements existants peuvent ralentir la croissance tumorale, et un nouveau médicament ciblant NPM1 pourrait offrir une alternative sûre et efficace.

« Des avancées scientifiques comme celle-ci démontrent le pouvoir de Cancer Grand Challenges pour rassembler les meilleurs esprits du monde afin de transformer notre compréhension de la façon dont le cancer se déclare et, surtout, de la façon dont nous le traitons. En examinant les processus fondamentaux à l’origine du cancer, nous pouvons nous attaquer à la maladie dès ses débuts, et ainsi progresser vers un impact concret sur les personnes touchées par le cancer. »

Dr David Scott, directeur de Cancer Grand Challenges

Bien que les recherches initiales se soient concentrées sur les cancers de l’intestin et du foie, l’équipe espère que ses résultats pourraient être applicables à d’autres types de cancer.

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