Publié le 2024-11-16 10h30:00. Des chercheurs américains ont identifié deux protéines qui pourraient jouer un rôle clé dans la propagation de la maladie de Parkinson, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre et potentiellement traiter cette affection neurodégénérative en constante augmentation.
- Environ 1,1 million d’Américains vivent actuellement avec la maladie de Parkinson.
- L’accumulation anormale d’une protéine, l’α-synucléine, est au cœur du développement de la maladie.
- Deux protéines spécifiques, mGluR4 et NPDC1, facilitent l’entrée de l’α-synucléine mal repliée dans les cellules nerveuses.
La maladie de Parkinson, une maladie neurodégénérative progressive, touche un nombre croissant de personnes aux États-Unis. Selon les estimations de la Fondation Parkinson, plus d’1,1 million d’Américains sont actuellement diagnostiqués avec cette pathologie, et près de 90 000 nouveaux cas sont recensés chaque année. Les symptômes moteurs, tels que les tremblements, les troubles de l’équilibre et la lenteur des mouvements, sont caractéristiques de la maladie.
Ces symptômes sont liés à la présence d’α-synucléine mal repliée dans les cellules motrices du cerveau. Cette protéine, lorsqu’elle adopte une forme anormale, tend à s’accumuler et à se propager d’un neurone à l’autre, aggravant progressivement les atteintes neurologiques. Comprendre comment cette propagation se produit est donc crucial pour développer des traitements efficaces.
Une équipe de chercheurs, dirigée par le Dr Strittmatter, a mené une étude approfondie pour identifier les mécanismes par lesquels l’α-synucléine mal repliée pénètre dans les cellules. Ils ont créé un ensemble de 4 400 cultures cellulaires, chacune exprimant différentes protéines de surface, et ont observé leur interaction avec l’α-synucléine anormale. L’objectif était de déterminer si certaines protéines de surface facilitaient l’entrée de la protéine pathologique dans les cellules.
Les résultats ont révélé que la majorité des protéines de surface cellulaire n’étaient pas impliquées dans ce processus. Cependant, 16 d’entre elles ont montré une affinité pour l’α-synucléine mal repliée, dont deux – mGluR4 et NPDC1 – sont particulièrement présentes dans les neurones dopaminergiques de la substance noire, une région du cerveau spécifiquement touchée par la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont démontré que ces deux protéines agissent comme des transporteurs, permettant à l’α-synucléine mal repliée de pénétrer dans les cellules.
Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à bloquer l’action de mGluR4 et NPDC1, et ainsi ralentir ou stopper la progression de la maladie de Parkinson. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et explorer le potentiel de ces cibles thérapeutiques.
