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Des chercheurs sépareront l’hydrogène du CO2 grâce à des membranes en polyamine

by Thomas Caron

Publié le 25 novembre 2025 19:37:00. Des chercheurs de l’Université de Buffalo ont mis au point une nouvelle membrane capable de séparer l’hydrogène du dioxyde de carbone (CO₂) avec une efficacité inégalée, ouvrant la voie à une purification de l’hydrogène plus propre et moins énergivore.

  • La membrane en polyamine réticulée atteint une sélectivité de 1 800 dans la séparation de l’hydrogène et du CO₂.
  • Elle offre des performances 18 fois supérieures aux technologies actuelles, dont la sélectivité dépasse rarement 100.
  • Le matériau se distingue par sa stabilité en conditions extrêmes et sa capacité à s’auto-réparer.

Une avancée significative vient d’être réalisée dans le domaine de la séparation des gaz grâce aux travaux d’une équipe de l’Université de Buffalo. Les chercheurs ont développé une membrane innovante, basée sur des polyamines réticulées, qui permet de séparer l’hydrogène du dioxyde de carbone avec une sélectivité remarquable de 1 800. Cette performance est bien supérieure aux normes actuelles, où la sélectivité dépasse rarement 100.

Contrairement aux attentes, l’étude a révélé que l’affinité naturelle de la membrane pour le CO₂ pouvait être exploitée pour favoriser le transfert exclusif d’hydrogène. Les simulations et les tests expérimentaux ont confirmé que cette approche permet d’obtenir des résultats 18 fois meilleurs que les technologies existantes. Le matériau se distingue également par sa robustesse et sa capacité à se régénérer, même dans des environnements difficiles.

La purification de l’hydrogène est un enjeu crucial pour le développement des piles à combustible et des procédés chimiques propres. Cette nouvelle technologie pourrait ainsi contribuer à réduire considérablement la consommation énergétique industrielle mondiale, qui représente actuellement environ 15 % de la demande globale. En minimisant l’utilisation de réactifs chimiques, elle permet également de limiter les émissions de carbone et la production de déchets.

Les membranes développées peuvent être adaptées aux procédés de fabrication industrielle sous forme de films minces composites. Ce projet a bénéficié de la collaboration de chercheurs de plusieurs institutions prestigieuses, dont l’Université du Zhejiang et l’Université du Colorado à Boulder, renforçant ainsi son impact potentiel.

Source et photo : Université de Buffalo

Pour en savoir plus sur la purification de l’hydrogène, vous pouvez consulter cet article sur le projet PureH2 d’Enagás.

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