Publié le 24 décembre 2025 à 22h18. Des tensions sont vives dans le sud du Kenya après plusieurs décès attribués à des éléphants errants, contraignant les autorités à abattre deux animaux.
Quatre personnes ont perdu la vie en une semaine dans le district de Kajiado West, situé juste au sud de la capitale Nairobi. Les habitants s’inquiètent de l’augmentation du nombre d’éléphants se déplaçant dans la région, où ils ravagent également les récoltes.
Selon les experts, cette situation est liée à une pénurie de nourriture affectant à la fois les animaux et les populations humaines. La saison des pluies actuelle au Kenya a été marquée par des précipitations inférieures à la normale, compromettant la croissance des cultures.
La dernière victime, un éleveur, a été attaquée par un éléphant alors qu’il s’occupait de son bétail mardi. Les gardes du Kenya Wildlife Service (KWS), l’agence gouvernementale chargée de la conservation de la faune sauvage, ont abattu l’animal.
« Les premières observations indiquent que l’éléphant impliqué présentait des blessures correspondant à celles infligées par des lances et des flèches, ce qui suggère une confrontation antérieure. »
Kenya Wildlife Service
Le KWS a appelé au calme et promet de prendre des mesures préventives pour réduire le risque de nouveaux incidents. Les détails de ces mesures n’ont pas encore été précisés. La proximité des animaux sauvages et des routes de migration des éléphants, qui traversent le district, contribue à la complexité de la situation.
Le gouvernement kenyan a mis en place un système d’indemnisation pour les victimes d’attaques d’animaux. Des milliers de personnes ou de leurs familles ont déjà bénéficié de ce dispositif au fil des années.
