Publié le 2025-12-12 15:29:00. Une nouvelle étude révèle des anomalies dans le processus d’épissage de l’ARN placentaire chez les femmes atteintes de diabète gestationnel, ce qui pourrait expliquer certaines complications observées chez le nouveau-né. Ces découvertes, publiées dans la revue Diabète, ouvrent de nouvelles pistes pour mieux comprendre et prévenir les effets néfastes de cette forme de diabète.
- Des perturbations dans l’épissage de l’ARN placentaire ont été identifiées chez les femmes souffrant de diabète gestationnel.
- Ces anomalies pourraient contribuer aux complications maternelles et néonatales associées à cette condition.
- L’équipe de recherche de l’Institut de recherche médicale Israël-Canada a mené cette étude.
Les mécanismes moléculaires sous-jacents aux nombreuses complications liées au diabète gestationnel restent largement méconnus. Une équipe de chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem a récemment mis en lumière un processus clé qui pourrait jouer un rôle important : l’épissage de l’ARN messager (ARNm) dans le placenta. L’épissage est une étape essentielle de la production des protéines, au cours de laquelle des séquences non codantes (introns) sont retirées et les séquences codantes (exons) sont assemblées pour former un ARNm mature.
Selon les auteurs de l’étude, publiée dans la revue Diabète, ce processus est perturbé dans le diabète gestationnel (DG).
« Les mécanismes moléculaires à la base des nombreuses complications maternelles et néonatales du diabète gestationnel sont encore mal compris »,
Eden Engal, équipe de l’Institut de recherche médicale Israël-Canada de l’Université hébraïque de Jérusalem
Cette dérégulation de l’épissage pourrait avoir des conséquences significatives sur le développement du fœtus et contribuer à des résultats négatifs pour l’enfant. Les chercheurs espèrent que ces découvertes permettront de mieux comprendre les causes des complications du diabète gestationnel et de développer de nouvelles stratégies de prévention et de traitement.
