Publié le 2025-10-03 02:29:00. Au Guatemala, le cancer représente un défi financier majeur pour de nombreux patients, en particulier ceux qui ne bénéficient pas d’une couverture d’assurance maladie. Des témoignages révèlent les difficultés d’accès aux traitements, même lorsque pris en charge par l’Institut guatémaltèque de sécurité sociale (IGSS).
- María Isabel McKenzie, 53 ans, a pu financer son traitement grâce à une assurance souscrite quinze ans auparavant.
- Elvira Monterroso, ancienne patiente, peine à s’offrir un traitement complémentaire essentiel pour prévenir une rechute.
- L’IGSS alloue en moyenne 22 575 quetzals (environ 2 800 USD) par mois et par patient pour les soins liés au cancer.
María Isabel McKenzie a frôlé la catastrophe financière lorsque le diagnostic de cancer est tombé. « Mon esprit s’est fermé, pensant que j’avais une assurance et ignorant si elle me couvrait », confie-t-elle. Travailleuse indépendante, elle n’était pas affiliée à l’Institut guatémaltèque de sécurité sociale (IGSS). « Je ne voulais pas laisser ma famille sans rien, car cela peut être simple, mais aussi compliqué. J’ai donc enquêté et souscrit une assurance. Les traitements sont extrêmement chers, une véritable fortune. »
Si certains patients peuvent bénéficier des soins financés par l’IGSS, l’accès à un suivi complet reste un obstacle pour beaucoup. Elvira Monterroso, qui a lutté un an contre le cancer, illustre cette réalité. Elle a reçu son traitement initial au San Juan de Dios, mais se heurte à un mur pour obtenir un inhibiteur hormonal essentiel pour prévenir une récidive.
« Je prends un inhibiteur hormonal. J’ai eu mon traitement au San Juan de Dios, mais l’IGSS ne rembourse pas le complément dont j’ai besoin, qui coûte 50 000 quetzals (environ 6 250 USD) par mois, une somme bien au-delà de mes moyens. Je ne peux donc pas le prendre. »
Elvira Monterroso, ancienne patiente
L’IGSS consacre en moyenne 22 575 quetzals (environ 2 800 USD) par mois aux soins des patients atteints de cancer, un montant qui peut s’avérer insuffisant pour couvrir l’ensemble des besoins thérapeutiques.

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