Publié le 11 octobre 2023 à 02h47. L’ancien président péruvienne Dina Boluarte est au centre d’une enquête pour blanchiment d’argent, et doit faire face à une série de confrontations avec des enquêteurs et des co-accusés dans les prochains jours, alors que le Congrès a voté sa destitution la semaine dernière.
- Dina Boluarte sera confrontée à Braulio Grajeda Grajeda et Noël Jaimes Tarazona concernant l’ouverture de comptes bancaires communs.
- Des confrontations supplémentaires sont prévues concernant le contrôle et le transfert de fonds sur ces comptes.
- Le ministère public a demandé une interdiction de sortie du territoire pour l’ancien président Sur Biguarte.
Le troisième bureau du parquet péruvien spécialisé dans les délits financiers a programmé une série de confrontations impliquant l’ancienne présidente Dina Boluarte dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent, connue sous le nom de « La Dynamique du Centre ». La première confrontation, prévue les 27 et 28 octobre, opposera Mme Boluarte à Braulio Grajeda Grajeda, un co-accusé, et à Noël Jaimes Tarazona, témoin dans l’affaire.
Le 27 octobre à 9h30, la confrontation portera sur l’ouverture de comptes bancaires communs à la Banco de Crédito del Perú (BCP). Deux heures plus tard, à 11h00, une nouvelle confrontation opposera Mme Boluarte et M. Grajeda Bellido au sujet du contrôle de ces mêmes comptes. Le lendemain, 28 octobre à 9h30, l’attention se concentrera sur les transferts de fonds effectués depuis ces comptes.
Enfin, à 11h00 le 28 octobre, une dernière confrontation entre les deux protagonistes examinera la connaissance du bénéficiaire des virements effectués. Toutes ces procédures se dérouleront au siège du parquet.
« Ce n’est même pas la moindre pensée, ni même [en] mon sentiment patriotique, quitter le pays. »
Dina Boluarte, ancienne présidente du Pérou
Parallèlement, le ministère public a demandé une interdiction de sortie du territoire pour une durée de 36 mois à l’encontre de Sur Biguarte, dont l’audience est fixée au mercredi 15 octobre à 9h00 devant le Deuxième Tribunal d’Instruction Préparatoire.
Cette demande est liée à des fonds qui auraient été collectés pour payer la réparation civile due à Vladimir Cerron, un fugitif de la justice, dans une affaire d’organisation criminelle présumée également liée à « La Dynamique du Centre ».
La destitution de Dina Boluarte par le Congrès de la République, survenue après minuit le vendredi 10 octobre, a été votée à une majorité de 121 voix. Ce score est supérieur à celui obtenu lors des destitutions d’Alberto Fujimori en 2000, de Martín Vizcarra en 2020 et de Pedro Castillo en 2022.
Quelques minutes après la destitution de Mme Boluarte, José Jeri, membre du Congrès, a prêté serment en tant que nouveau président de la République, conformément à la ligne de succession constitutionnelle établie par la Constitution politique de 1993.
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