Publié le 16 août 2025 à 13h45. L’ancien président américain Donald Trump a annoncé son intention de rencontrer Vladimir Poutine à Budapest, en Hongrie, dans les prochaines semaines, dans le but de trouver une issue au conflit en Ukraine. Cette initiative intervient après un échange téléphonique entre les deux dirigeants.
- Donald Trump souhaite rencontrer Vladimir Poutine à Budapest pour discuter de la guerre en Ukraine.
- Le Kremlin a mis en garde contre la livraison de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine, la qualifiant de facteur déstabilisateur.
- Le rôle du président ukrainien Volodymyr Zelensky dans ces négociations reste pour l’instant incertain.
Donald Trump a révélé son projet de rencontre avec Vladimir Poutine sur sa plateforme Truth Social, suite à un appel téléphonique avec le chef du Kremlin. L’ancien président américain n’a pas précisé de date dans un premier temps, mais a ensuite évoqué une possible rencontre « dans les deux prochaines semaines ». Une réunion entre les hauts représentants des deux gouvernements est également prévue la semaine prochaine, avec Marco Rubio du côté américain chargé de mener les négociations.
Selon Trump, cet entretien téléphonique a été « très productif », abordant également les relations commerciales entre les États-Unis et la Russie après la fin de la guerre en Ukraine. Il estime que le « succès au Moyen-Orient », notamment l’accord de cessez-le-feu à Gaza après deux ans de conflit, pourrait faciliter les discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
Youri Ouchakov, conseiller de Poutine, a confirmé les discussions concernant un nouveau sommet. Trump aurait suggéré Budapest comme lieu de rencontre, une proposition immédiatement acceptée par Poutine. Ouchakov a toutefois réitéré que la livraison de missiles de croisière américains Tomahawk à l’Ukraine ne modifierait pas la situation sur le champ de bataille et causerait des « dommages importants » aux relations américano-russes et aux perspectives d’une solution pacifique.
Kirill Dmitriev, envoyé spécial de Moscou ayant participé aux négociations avec les États-Unis, a déclaré sur la plateforme X : « Le prochain sommet approche à grands pas ». Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a rapidement réagi, affirmant également sur X : « Nous sommes prêts ! »
L’annonce de Trump ne précise pas l’implication de Volodymyr Zelensky dans ces négociations. L’ancien président américain a indiqué qu’il s’entretiendrait avec le président ukrainien vendredi à la Maison Blanche à propos de son appel avec Poutine.
Zelensky espère obtenir l’accord de Trump pour la vente de missiles de croisière Tomahawk à longue portée à l’Ukraine, un financement qui pourrait être assuré par les partenaires de l’OTAN. Le Kremlin a fermement mis en garde les États-Unis contre une telle livraison, Dmitri Medvedev, ancien président russe et actuel vice-président du Conseil de sécurité, allant jusqu’à évoquer une possible riposte nucléaire.
La dernière rencontre en personne entre Trump et Poutine remonte à environ deux mois, lors d’un sommet en Alaska. Il s’agissait de la première rencontre entre un président américain en exercice et Poutine depuis plus de quatre ans. Sous l’administration Biden, les États-Unis sont devenus le principal soutien des défenseurs ukrainiens après l’invasion russe de février 2022.
Le sommet d’Alaska n’avait pas abouti à des résultats concrets concernant une solution rapide et pacifique à la guerre en Ukraine. Trump avait à plusieurs reprises évoqué la possibilité d’une rencontre à trois entre Poutine, Zelensky et lui-même, mais cette initiative n’a pas encore abouti.
Interrogée sur la possibilité d’une rencontre entre Poutine et Zelensky, Karoline Leavitt, porte-parole de Trump, a déclaré : « Je pense qu’il estime que c’est possible ». Elle a précisé que la première étape consiste à planifier la rencontre avec Rubio et la partie russe, et à préparer le sommet à Budapest.
Lors d’une précédente conférence de presse, Leavitt avait affirmé que Poutine avait accepté une rencontre avec Zelensky. Cette fois, elle s’est montrée plus prudente, indiquant que le chef du Kremlin avait accepté une rencontre avec Trump. Interrogée sur les conditions nécessaires pour qu’une rencontre entre Poutine et Zelensky puisse avoir lieu, elle a répondu : « Je ne souhaite pas aborder cette question ».
Note : cet article a été mis à jour.
DPA · AFP
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