Publié le 26 octobre 2025. Le tableau périodique des éléments, pilier de la chimie, continue d’évoluer avec la découverte de nouveaux éléments synthétiques, repoussant les limites de notre connaissance de la matière et de l’univers.
- Quatre nouveaux éléments ont été officiellement ajoutés au tableau périodique en 2016, complétant sa septième période.
- Ces éléments super-lourds, instables et inexistants à l’état naturel, sont créés en laboratoire par la collision d’ions.
- Les scientifiques envisagent la possibilité d’une huitième période et de l’élément hypothétique ununennium (numéro atomique 119).
Depuis sa conception par Dmitri Mendeleïev, le tableau périodique des éléments est bien plus qu’une simple liste : c’est une représentation dynamique de notre compréhension de la matière. Chaque nouvel élément découvert témoigne de l’ingéniosité humaine et de sa quête incessante de connaissance. La dernière mise à jour officielle, datant de 2016, a enrichi le tableau de quatre nouveaux venus, achevant ainsi la septième période.
Ces éléments, portant les numéros atomiques 113, 115, 117 et 118, ont été nommés en hommage à des lieux ou à des scientifiques. Le numéro 113, le nihonium, tire son nom du Japon (Nihon étant l’appellation japonaise du pays). Le moscovium (115) rend hommage à la région de Moscou en Russie, tandis que le tennesse (117) honore l’État du Tennessee aux États-Unis. Enfin, l’oganesson (118) est un hommage au physicien nucléaire russe Youri Oganessian, pionnier dans la synthèse d’éléments super-lourds.
Il est important de noter que ces éléments ne se trouvent pas dans la nature. Leur création nécessite des installations sophistiquées, comme les accélérateurs de particules, où des ions sont propulsés à des vitesses extrêmement élevées pour fusionner et former de nouveaux noyaux atomiques. Cependant, leur existence est éphémère : ils se désintègrent en une fraction de seconde après leur formation.
Malgré cette instabilité, la recherche continue. Certains experts estiment qu’il n’existe aucune limite théorique au nombre d’éléments que le tableau périodique pourrait contenir. L’émergence d’une huitième période est donc envisagée, et le premier élément de cette série, l’ununennium (numéro atomique 119), reste pour l’instant hypothétique. Il faudra donc patienter pour voir si les tableaux périodiques accrochés dans les salles de classe de chimie seront à nouveau réécrits.
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