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Duhaime s’oppose à la fermeture de la piste Sanair

Le chef conservateur Éric Duhaime s'est rendu en bus de campagne à Saint-Pie, en Montérégie, pour dénoncer une prétendue guerre à l'automobile et défendre la piste de course…

Duhaime s'oppose à la fermeture de la piste Sanair

Le chef conservateur Éric Duhaime s’est rendu en bus de campagne à Saint-Pie, en Montérégie, pour dénoncer une prétendue guerre à l’automobile et défendre la piste de course Sanair, menacée par un projet d’école secondaire. La municipalité a imposé une réserve foncière de deux ans, provoquant de vives tensions locales.

L’affrontement entre la passion automobile et les besoins d’infrastructures scolaires s’est invité au cœur de l’actualité politique québécoise. Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a choisi un terrain hautement symbolique pour exprimer son opposition à ce qu’il qualifie de politique hostile aux automobilistes, en conduisant son véhicule de campagne directement sur le circuit Sanair en Montérégie, selon les informations rapportées par La Presse.

Une réserve foncière contestée à Saint-Pie

La controverse prend racine dans une décision de la municipalité de Saint-Pie d’imposer une réserve foncière sur le terrain de la piste historique. L’objectif affiché par la Ville est de transformer une partie du site en un établissement d’enseignement secondaire et en nouveaux logements, afin de faire face aux besoins démographiques croissants de la population locale, comme le précise Noovo Info.

Les médias régionaux estiment que le centre de services scolaire de la région aura besoin de 1000 à 1500 places supplémentaires au niveau secondaire d’ici les prochaines années, d’autant plus que la municipalité voisine de Saint-Hyacinthe ne dispose plus d’espace suffisant pour implanter une nouvelle école. Face à cette pression, la Ville de Saint-Pie insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une expropriation, mais plutôt d’un règlement temporaire destiné à protéger le secteur le temps d’analyser les différents scénarios possibles avec le propriétaire du site.

Tensions sur place et patrimoine automobile

La situation a toutefois généré un climat de forte tension sur le terrain. Alors que les élus municipaux siégeaient à l’hôtel de ville, des agents de la Sûreté du Québec ont dû bloquer les accès aux abords du bâtiment pour des raisons de sécurité. Les autorités locales ont également dû composer avec des actes de vandalisme, le véhicule du maire Mario St-Pierre ayant été pris pour cible et sa cabane à sucre maculée de graffitis haineux.

Devant des centaines de manifestants rassemblés pour défendre le circuit, Éric Duhaime a prononcé un discours incisif pour rejeter l’idée de sacrifier le site.

Duhaime s'oppose à la fermeture de la piste Sanair
Photo: noovo.info

Il y a beaucoup de gens au Québec, des donneurs de leçons, qui essaient de faire la guerre à l’auto. Sanair, dans leur esprit, ça représente le mal, ce qu’il faut éliminer, ce qu’il faut abattre.

Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, via La Presse

Le chef conservateur a également insisté sur le rôle sécuritaire et patrimonial de l’infrastructure. Fondée en 1969, la piste ne n’accueille plus de compétitions de sport automobile à l’heure actuelle, mais elle continue de jouer un rôle stratégique en servant de centre d’entraînement spécialisé pour différents corps policiers de la province, notamment les effectifs de Lévis, Laval, Longueuil, Québec et Deux-Montagnes.

Un enjeu politique élargi autour de la mobilité

La défense de Sanair s’inscrit dans une offensive plus vaste menée par la formation politique contre les mesures de fiscalité et d’aménagement jugées contraires aux intérêts des automobilistes. Plus tôt dans la même journée, le chef politique s’était rendu dans la banlieue de Québec pour soutenir la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures, qui conteste les montants exigés par la capitale pour un service de transport en commun jugé non désiré.

'We're stuck': Eric Duhaime wants a more autonomous Quebec to counter toxic federalism

Les candidats du parti, à l’instar de Marcos Archambault dans Louis-Hébert, affirment vouloir protéger un mode de vie centré sur l’utilisation de la voiture, tout en s’opposant à l’ajout potentiel d’une taxe municipale sur l’essence par la Communauté métropolitaine de Québec.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.