Publié le 10 janvier 2026 à 20h33. Le gouvernement gabonais tente d’apaiser la colère des enseignants en annonçant des mesures concrètes, mais la grève se poursuit, signe d’une méfiance persistante envers les promesses officielles.
- Le gouvernement s’engage à créer 300 postes budgétaires et à régulariser la situation administrative de 3 000 enseignants.
- Une commission tripartite sera mise en place pour traiter les questions financières et administratives du personnel de l’Éducation nationale.
- Malgré ces annonces, la plateforme SOS Éducation maintient son mouvement de grève, dénonçant un manque de résultats concrets des précédentes initiatives.
Dans un communiqué interministériel diffusé ce vendredi 10 janvier 2026, la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a dévoilé une série de mesures destinées à désamorcer la crise sociale qui frappe le secteur de l’éducation. Ces décisions interviennent alors que les tensions restent vives, SOS Éducation ayant confirmé, lors de son assemblée générale du jour, la poursuite de la grève à partir de lundi prochain.
Les 300 premiers postes budgétaires seront prioritairement attribués aux jeunes diplômés des écoles de formation, aux professeurs de sciences et aux enseignants exerçant bénévolement. La régularisation administrative, quant à elle, concernera environ 3 000 agents en attente de reclassement, d’intégration ou de reconnaissance de leurs droits. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre préparatoire des travaux de la Commission tripartite chargée du traitement des situations administratives et financières des agents de l’Éducation nationale.
Cette commission, qui réunira les ministres de l’Éducation, des Finances et de la Fonction publique, a pour objectif d’engager un processus structuré visant à améliorer durablement la qualité du système éducatif. Une séance de travail est prévue dimanche 11 janvier 2026 pour harmoniser et hiérarchiser les revendications des partenaires sociaux, de SOS Éducation, des enseignants et de l’administration centrale. La commission technique, composée des services des ministères concernés, reprendra ensuite l’examen des dossiers lundi 12 janvier, avant une réunion formelle de la Commission tripartite interministérielle, présidée par le Vice-Président du Gouvernement, le mardi 13 janvier.
Lors de son assemblée générale, SOS Éducation a exprimé sa méfiance, estimant que les commissions précédentes n’avaient pas permis de résoudre les problèmes de fond. La plateforme considère la poursuite de la grève comme un moyen de pression pour obtenir des garanties et un suivi rigoureux des engagements pris par le gouvernement. Ce dernier a d’ailleurs promis la mise en place d’une commission de suivi et d’évaluation, chargée d’assurer un point mensuel sur l’exécution des mesures annoncées.

