Publié le 29 septembre 2024 à 18h32. Un directeur d’entrepôt logistique de Boxtel a été condamné à 240 heures de travaux d’intérêt général pour négligence ayant entraîné la mort d’un employé, écrasé par une palette de marchandises surgelées en 2022.
- Le tribunal de Den Bosch a estimé que l’entreprise n’avait pas pris les précautions nécessaires pour assurer la sécurité de ses employés.
- Outre les travaux d’intérêt général, le directeur devra verser une amende de 150 000 euros.
- La famille de la victime, présente à l’audience, a exprimé son soulagement face à cette décision.
L’accident s’est produit le 9 février 2022 dans l’entrepôt de Van Vriesoord, un important centre logistique pour les produits réfrigérés et congelés situé à Boxtel. Nicky Kerkhof, 50 ans, travaillait depuis dix ans pour l’entreprise lorsqu’il a été mortellement blessé alors qu’il manipulait des palettes avec un chariot élévateur dans une allée étroite. Un rayonnage s’est effondré, ensevelissant l’homme sous plus de 1 500 kilos de marchandises surgelées.
Les secours ont mis plusieurs heures à dégager la victime, mais les premiers soins se sont avérés inutiles. Nicky Kerkhof est décédé des suites d’une asphyxie causée par la pression exercée sur sa poitrine. L’enquête a révélé que le rayonnage n’avait pas été correctement sécurisé et inspecté, un manquement qui a été pointé du doigt par le tribunal.
Selon le juge, l’accident aurait pu être évité si l’entreprise avait mis en place des mesures de sécurité adéquates. Il a souligné que des incidents similaires s’étaient déjà produits dans le passé au sein de l’entreprise, ce qui rendait la négligence d’autant plus grave.
« C’est bien qu’il ait enfin été reconnu à quel point l’entreprise a été négligente. »
Simone Kerkhof, épouse de la victime
Simone Kerkhof a déclaré que la décision du tribunal ne pouvait pas ramener son mari à la vie, mais qu’elle était soulagée de voir la responsabilité de l’entreprise enfin reconnue. Elle a également critiqué l’attitude de l’entreprise, qu’elle a accusée de déni et de minimisation des faits.
« Mon mari a été tué par asphyxie. Il ne reviendra jamais. J’espère que cela servira de leçon à l’entreprise : il ne faut pas prendre la sécurité à la légère. »
Simone Kerkhof, épouse de la victime
La famille de Nicky Kerkhof a dû attendre plus de trois ans pour obtenir cette décision de justice. Le tribunal n’a pas tenu compte du délai, estimant que la défense était responsable de cette lenteur. L’avocat du directeur et de l’entreprise pourrait faire appel, mais Simone Kerkhof espère que cette affaire sera définitivement close.
L’inspection du travail et la police ont immédiatement ouvert une enquête suite à l’accident.
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