Publié le 2024-05-03 14:35:00. L’étudiant bergamasque Dario Crippa, engagé dans la Flottille de la Solidarité (Global Sumud Flotilla), est détenu en Israël après l’interception de la mission humanitaire visant Gaza. Sa famille, submergée par un élan de soutien, attend des nouvelles et plaide pour sa libération.
- Dario Crippa, 25 ans, étudiant en neurosciences et philosophie, est emprisonné dans la prison israélienne de Ketziot, dans le désert du Néguev.
- La Flottille de la Solidarité (Global Sumud Flotilla), dont il fait partie, a été interceptée par les forces israéliennes à quelques dizaines de kilomètres de la côte de Gaza.
- Un large mouvement de soutien s’est mobilisé à Bergame et dans ses environs pour demander sa libération et celle des autres militants.
L’inquiétude est palpable à Bergame, où les parents de Dario Crippa, Marzia Marchesi, conseillère municipale avec délégation à la paix, et Paolo Crippa, vivent des heures difficiles. Leur domicile, dans le district de Monterosso, est devenu un lieu de rassemblement pour les habitants venus témoigner leur solidarité. Du barman au professeur d’école, en passant par les voisins, tous se mobilisent pour soutenir la famille.
« Nous n’avons jamais vu une telle chose, explique Marzia Marchesi. Une transversale de soutien à notre famille qui nous a ému et c’est un signe que la Flottille a déplacé les consciences. C’est la plus belle chose. » Plusieurs initiatives sont en cours, avec la création de groupes de soutien qui envoient des courriels à l’ambassade d’Italie, au gouvernement et à l’unité de crise, réclamant la libération de Dario et des autres militants.
La ville de Bergame se montre particulièrement solidaire. « L’âme patema existe, admettent Marzia Marchesi et son mari, mais heureusement, il y a cette ville : ce n’est pas de la compassion, mais de la communion, de faire de la communauté, de réfléchir ensemble à un destin commun. » Un avocat italien est en contact direct avec les avocats israéliens chargés de la défense des membres de la flottille et a pu rendre visite aux militants en prison après avoir consulté le consulat italien vendredi.
Selon les informations transmises par l’avocat, Dario Crippa se porte bien et mange. Cependant, il lui est interdit de communiquer avec ses compagnons de détention et avec sa famille. La loi israélienne prévoit une détention de 72 heures pour les personnes qui refusent de signer un document reconnaissant être entrées illégalement en Israël. C’est le cas de Dario et des 14 autres militants italiens, qui devraient être expulsés une fois cette période écoulée.
Quelques jours supplémentaires seront donc nécessaires avant que Dario Crippa et ses camarades ne puissent rentrer chez eux. La famille, soutenue par la mobilisation citoyenne, attend avec impatience des nouvelles et espère une issue favorable à cette situation.
