Publié le 13 janvier 2026 à 08h30. Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’administration Trump a annoncé de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, suscitant une réaction immédiate de la Chine qui dénonce une politique de coercition et promet de défendre ses intérêts.
- Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane de 25 % sur les pays commerçant avec l’Iran.
- La Chine a fermement condamné cette décision, la qualifiant de sanction unilatérale illicite et promettant de protéger ses droits et intérêts légitimes.
- L’Iran continue de couper l’accès à Internet et aux appels internationaux, malgré la possibilité pour certains de passer des appels à l’étranger.
La décision américaine intervient dans un contexte de répression violente des manifestations en Iran, où au moins 648 personnes auraient été tuées selon un groupe de défense des droits de l’homme. L’annonce de ces droits de douane vise à exercer une pression économique supplémentaire sur Téhéran et ses partenaires commerciaux.
La Chine, principal partenaire commercial de l’Iran avec la Turquie, les Émirats arabes unis et l’Irak, s’est élevée contre cette nouvelle offensive tarifaire. Un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington a déclaré sur X (anciennement Twitter) :
« La position de la Chine contre l’imposition aveugle de droits de douane est cohérente et claire. Les guerres tarifaires et les guerres commerciales n’ont pas de gagnant, et la coercition et la pression ne peuvent pas résoudre les problèmes. »
Porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington
La Chine a également affirmé qu’elle prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour défendre ses intérêts.
Parallèlement, des tensions internes à l’administration Trump émergent. Le Wall Street Journal rapporte que le vice-président JD Vance, ainsi que d’autres hauts responsables, encouragent le président à privilégier la voie diplomatique avant d’envisager des frappes militaires contre l’Iran. Selon le journal, la Maison Blanche étudie une offre de Téhéran d’engager des négociations sur son programme nucléaire. Cependant, un porte-parole de Vance a nuancé ces informations, précisant que le vice-président présentait au président « une série d’options, allant d’une approche diplomatique aux actions militaires », sans parti pris.
« Le vice-président Vance et le secrétaire d’État Rubio présentent ensemble une série d’options au président, allant d’une approche diplomatique aux actions militaires. Ils présentent ces options sans parti pris ni faveur. »
William Martin, directeur des communications de Vance
La situation en Iran reste tendue, avec une coupure d’Internet qui dure depuis plus de 108 heures. Bien que l’accès à Internet soit toujours limité, certains Iraniens ont pu passer des appels internationaux, notamment vers l’Associated Press. Cependant, les tentatives de rappel de ces numéros depuis Dubaï se sont avérées infructueuses.
