Publié le 12 novembre 2025 à 09h02. L’or poursuit sa progression, porté par les anticipations d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et les incertitudes géopolitiques et économiques mondiales, atteignant des niveaux proches de ses plus hauts de trois semaines.
- Le prix au comptant de l’or a augmenté de 0,4 %, atteignant 2 067,70 $ l’once (4 142,7 dollars l’once).
- Les contrats à terme pour livraison en décembre ont progressé de 0,8 %, à 2 074,20 $ l’once (4 149,2 dollars l’once).
- Les analystes d’UBS prévoient que l’or pourrait atteindre 2 300 $ l’once (4 700 dollars l’once) au premier trimestre 2026.
La valeur refuge de l’or continue de séduire les investisseurs, dans un contexte de tensions commerciales et de préoccupations concernant la dette publique mondiale. Les marchés anticipent désormais une probabilité de 64 % d’une baisse des taux d’intérêt de 25 points de base par la Réserve fédérale américaine (Banque centrale) en décembre.
Lundi, le Sénat américain a adopté un accord provisoire pour mettre fin à la plus longue fermeture du gouvernement de l’histoire des États-Unis, qui avait perturbé les services publics et l’aide alimentaire à des millions de citoyens. Cet accord doit encore être approuvé par la Chambre des représentants, dont le président, Mike Johnson, a promis un vote rapide.
Les analystes de la banque UBS estiment que l’incertitude politique et économique persistante continuera de soutenir la demande d’or, même si la réouverture du gouvernement américain améliore temporairement la confiance des investisseurs. Ils prévoient un prix de 2 300 $ l’once (4 700 dollars l’once) au premier trimestre 2026.
« Nous pensons que les prix de l’or peuvent continuer à augmenter même si la fin de la fermeture du gouvernement améliore l’appétit pour le risque. »
Ulrike Hofmann Borchardt, équipe stratégique d’UBS
Investing.com souligne que les facteurs politiques restent déterminants pour soutenir le métal précieux, notamment les questions liées au calendrier du vote du Sénat sur le projet de dépenses et le risque d’une nouvelle interruption administrative en début d’année prochaine si un accord à long terme n’est pas trouvé.
La NZ Bank a également mis en avant la demande accrue de valeurs refuges, alimentée par les incertitudes concernant les droits de douane américains et le ralentissement de l’économie mondiale.
La Cour suprême des États-Unis examine actuellement la légalité de l’utilisation par l’administration Trump de la loi d’urgence économique de 1977 pour imposer ces droits de douane, une décision qui pourrait relancer les tensions commerciales. L’ancien président américain Donald Trump a averti que l’annulation de ces droits de douane coûterait plus de 2 000 milliards de dollars au gouvernement.
Les données du World Gold Council montrent que la demande totale d’or a atteint un niveau record au troisième trimestre 2025, grâce à des flux d’investissement importants et au retour des banques centrales sur le marché. L’année en cours s’annonce comme la plus forte depuis 2011.


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