Publié le 17 décembre 2025 17h19. Des chercheurs néerlandais explorent les moyens de préserver la santé cérébrale face au vieillissement et aux maladies neurodégénératives, en mettant l’accent sur l’importance de l’activité physique et de la stimulation cognitive.
Le cerveau humain atteint sa taille maximale vers l’âge de vingt-cinq ans, avant de connaître un déclin progressif avec le temps. Pour contrer ce processus naturel et maintenir une fonction cérébrale optimale, les scientifiques Marit Ruitenberg et Jip Aerts mènent des recherches sur les stratégies d’entraînement cérébral, tant pour prévenir que pour atténuer les troubles neurologiques.
Leur travail souligne le rôle significatif de la génétique dans certaines maladies cérébrales, notamment la maladie d’Alzheimer. Selon Jip Aerts, doctorant,
« Si un membre de la famille souffre de la maladie d’Alzheimer, il y a une probabilité accrue que d’autres membres de la famille la développent également plus tard. »
Jip Aerts, doctorant
Cependant, le lien génétique est moins prononcé dans le cas de la sclérose en plaques (SEP), une maladie auto-immune affectant le système nerveux.
La SEP, qui perturbe le fonctionnement du système nerveux, est influencée par des facteurs liés au mode de vie. Jip Aerts précise :
« Le tabagisme et le surpoids sont des facteurs de risque. »
Jip Aerts, doctorant
Marit Ruitenberg ajoute toutefois :
« Mais cela ne signifie pas que l’absence de ces facteurs garantit l’immunité contre la SEP. »
Marit Ruitenberg, chercheuse
Elle étudie également le rôle du cerveau dans les mouvements corporels et la maladie de Parkinson.
Les chercheurs insistent sur l’importance d’adopter un mode de vie sain pour préserver la santé cérébrale. Cela inclut une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Marit Ruitenberg recommande :
« Au moins 2,5 heures d’exercice modéré à intense par semaine. Il n’est pas nécessaire de courir un marathon ; des activités comme le jardinage peuvent également être bénéfiques. »
Marit Ruitenberg, chercheuse
Stimuler continuellement le cerveau est également crucial. Cela peut se faire par le biais d’activités variées telles que les jeux de réflexion, la lecture, les voyages ou les rencontres sociales. Cet effort cognitif contribue à maintenir la plasticité cérébrale. Pour les personnes déjà atteintes de SEP, la restauration complète des fonctions peut être difficile, mais Jip Aerts souligne qu’il est possible de cibler des entraînements spécifiques :
« Nous examinons les objectifs personnels de chacun et nous concentrons sur ceux-ci lors de la formation afin de garantir qu’il puisse conserver ses capacités le plus longtemps possible. »
Jip Aerts, doctorant
Anne Velders et Gerry van Bakel en conversation avec Marit Ruitenberg et Jip Aerts.
Kennismakers est une émission consacrée à la science, à la recherche, à l’éducation et à l’innovation. Elle est diffusée tous les mardis soirs sur Sleutelstad, pour le plaisir des esprits curieux.
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