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Santé

EPtalk du Dr Jayne 18/12/25 – HIStalk

L’intelligence artificielle s’immisce de plus en plus dans le quotidien, des prévisions météorologiques à la gestion des déchets, mais son intégration dans la formation médicale peine à suivre. Face à ce constat, l’Association médicale américaine (AMA) s’apprête à…

EPtalk du Dr Jayne 18/12/25 – HIStalk

L’intelligence artificielle s’immisce de plus en plus dans le quotidien, des prévisions météorologiques à la gestion des déchets, mais son intégration dans la formation médicale peine à suivre. Face à ce constat, l’Association médicale américaine (AMA) s’apprête à mettre en place un cadre pédagogique pour mieux préparer les futurs médecins à cette révolution technologique.

L’AMA a présenté une résolution lors de sa réunion intérimaire visant à créer des « modèles d’objectifs d’apprentissage de l’IA et de boîtes à outils pédagogiques ». Ces outils seront alignés sur les politiques de l’AMA ainsi que sur les principes de l’Association of American Medical Colleges. L’organisation prévoit également de collaborer avec d’autres institutions médicales pour identifier les aspects culturels liés à l’IA, soutenir les formations continues sur le sujet et plaider pour un financement accru des initiatives de formation.

Cette initiative intervient alors que de nombreux étudiants en médecine et résidents signalent un manque d’uniformité dans l’éducation qu’ils reçoivent sur l’IA et son rôle dans les soins de santé. « Il est difficile de se défaire des mauvaises habitudes, surtout lorsqu’elles sont perçues comme créatrices de valeur », souligne l’AMA, consciente de la difficulté de remettre en question des outils déjà profondément ancrés dans les pratiques professionnelles.

Par ailleurs, une autre tendance interroge les conditions de travail et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Un employé, se présentant sous le pseudonyme de Jimmy le Grec, témoigne de l’abandon par son entreprise de sa politique de travail flexible, imposant désormais quatre jours par semaine au bureau pour les employés situés à proximité des sites de l’entreprise. « Ils essaient de le vendre en promettant des concours et des célébrations », ironise-t-il, dénonçant également des détails absurdes comme la quantité limitée de papier essuie-mains dans les toilettes.

Selon lui, cette politique pourrait être une stratégie pour encourager les départs, ciblant notamment les employés expérimentés et éloignés qui ne souhaitent pas se déplacer et dont les salaires sont plus élevés. Il rappelle que le travail en présentiel peut être bénéfique pour certaines équipes, mais qu’imposer un retour au bureau sans raison valable est contre-productif.

Un article récent du New York Times a mis en lumière les difficultés rencontrées par un écrivain qui a tenté de passer 48 heures sans utiliser aucune technologie d’IA. Il a été frappé par l’omniprésence de l’IA dans des domaines aussi variés que la météo, la surveillance environnementale et la logistique. L’expérience incluait l’évitement des médias sociaux, des podcasts et même de certains services publics qui utilisent l’IA pour optimiser leurs opérations.

L’auteur a dû recourir à des méthodes alternatives, comme le vélo et les cartes papier pour se déplacer, et la machine à écrire pour rédiger son article, avant de se heurter à un ruban d’encre sec et de devoir utiliser un crayon.

Enfin, l’Australie a récemment instauré une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, une mesure saluée pour redonner le contrôle aux familles. Les plateformes sociales risquent des amendes de 30 millions de dollars australiens (environ 19,5 millions d’euros) si elles ne suppriment pas les comptes des mineurs. Les régulateurs anticipent que les jeunes trouveront des moyens de contourner l’interdiction, notamment en utilisant des réseaux privés virtuels (VPN), mais soulignent que les plateformes ont les moyens de détecter ces tentatives.

Cette loi est contestée par des adolescents qui invoquent leur droit à la liberté d’expression politique. L’issue de cette contestation reste à déterminer.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.