Home SantéEssai d’immunothérapie contre le glioblastome : une nouvelle avancée

Essai d’immunothérapie contre le glioblastome : une nouvelle avancée

by Sophie Martin

Un patient californien, Kayvon Goodarzy, pourrait bien changer la donne dans le traitement du glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau. Il est le premier au monde à combiner une immunothérapie innovante avec un dispositif électrique portable, ouvrant la voie à une extension prometteuse d’un essai clinique.

Diagnostiqué en 2024, Kayvon a vu sa qualité de vie rapidement affectée par la maladie et la fatigue qu’elle engendre. Confronté à des options thérapeutiques limitées, avec des progrès marginaux sur les cinquante dernières années, il a cherché des alternatives plus ambitieuses. C’est ainsi qu’il a intégré un essai clinique mené par Hoag, à Newport Beach, en Californie.

L’approche novatrice consiste à associer l’immunothérapie par cellules tueuses naturelles (NK) à l’utilisation d’Optune Gio, un appareil porté sur le cuir chevelu. Ce dispositif génère un champ électrique qui perturbe la prolifération des cellules cancéreuses. Contrairement aux autres thérapies cellulaires qui nécessitent une implantation, les cellules NK utilisées dans cet essai peuvent franchir la barrière hémato-encéphalique et être administrées par voie intraveineuse, permettant ainsi à Kayvon de continuer à utiliser Optune Gio.

Les premiers résultats sont encourageants. L’équipe médicale de Hoag a observé une synergie entre l’appareil Optune et les cellules NK, améliorant potentiellement leur efficacité. « L’appareil semble avoir modifié l’environnement autour de la tumeur d’une manière qui a aidé les cellules NK et le N803 à mieux travailler ensemble », explique l’équipe soignante.

Fort de ce succès initial, Hoag lance une extension de l’essai clinique de phase 2. Les participants seront répartis en deux groupes : l’un recevra la combinaison cellules NK, N803, bevacizumab et Optune, tandis que l’autre se verra administrer les mêmes traitements à l’exception des cellules NK. L’objectif est de déterminer si les résultats observés chez Kayvon peuvent être reproduits à plus grande échelle.

Kayvon, lui-même, se montre optimiste quant à l’impact potentiel de cette recherche. « Notre espoir est que cela devienne le traitement standard que vous pouvez obtenir dès le début », a-t-il déclaré. Le Dr Simon Khagi, directeur médical de neuro-oncologie à l’Institut du cancer de la famille Hoag, souligne que cet essai pourrait marquer un tournant dans la prise en charge du glioblastome.

Hoag, un réseau de soins de santé à but non lucratif basé dans le comté d’Orange, en Californie, a investi 261 millions de dollars (environ 235 millions d’euros) dans des programmes communautaires au cours des cinq dernières années. L’hôpital est reconnu pour son excellence en matière de soins infirmiers et propose une gamme complète de services spécialisés, notamment en oncologie, cardiologie, neurosciences et orthopédie.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.